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La Grande Barrière de corail en proie à une hécatombe "catastrophique"

La Grande Barrière de corail australienne fait face à son plus important épisode de blanchiment, lié notamment à la hausse de la température de l'eau. [Greg Torda - Australian Research Council Centre of Excellence for Coral Reef Studies / AFP]
La Grande Barrière de corail australienne fait face à son plus important épisode de blanchiment, lié notamment à la hausse de la température de l'eau. [Greg Torda - Australian Research Council Centre of Excellence for Coral Reef Studies / AFP]
La Grande Barrière australienne, joyau du patrimoine mondial de l'humanité, a subi une hécatombe "catastrophique" de ses coraux pendant une vague de chaleur en 2016 menaçant une plus grande diversité de vie marine qu'estimé.

Environ 30% des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016, le premier épisode de deux années consécutives de blanchissement, note une étude publiée jeudi par la revue Nature.

Plus vaste ensemble corallien du monde

Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, le récif s'étend sur environ 348'000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

Terry Hugues, de l'Université James Cook et co-auteur de l'étude, a expliqué que les plus menacés sont les coraux à branches, qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles.

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande Barrière ont subi une vague de "décès catastrophiques", selon l'étude.

Les récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des océans mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger.

afp/gax

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Le stress du corail

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et énergie.

Episodes de blanchissement à répétition

"Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la Grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C", souligne Terry Hugues, l'un des auteurs de l'étude publiée par Nature. Qui ajoute: "Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n'était, je ne crois pas que la Barrière y survivra."