Modifié le 22 mars 2018 à 08:23

Les trois dernières années ont été les plus chaudes de l'histoire

Vue sur le glacier du Rhône (photo prétexte).
Vue sur le glacier du Rhône (photo prétexte). [Urs Flueeler - Keystone]
Les trois dernières années ont été les plus chaudes dans l'histoire de la météorologie, annonce l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son rapport annuel publié jeudi.

"Le début 2018 a continué là où 2017 s'était terminée, avec des épisodes météo extrêmes qui coûtent des vies et détruisent des moyens de subsistance", écrit le secrétaire général de l'agence onusienne, Petteri Taalas, dans ce rapport.

L'OMM indique que l'année 2016 a été la plus chaude jamais observée à travers la planète depuis les premiers relevés, au XIXe siècle. Les années 2015 et 2017 sont à la deuxième place.

Des centaines de milliards de dollars de pertes matérielles

Le rapport de l'OMM cite une étude du réassureur allemand Munich Re qui estime que les pertes matérielles liées à des événements météorologiques ou climatiques ont représenté en 2017 quelque 320 milliards de dollars, du jamais vu.

L'organisation onusienne souligne par ailleurs que les concentrations de CO2 dans l'atmosphère sont désormais supérieures à 400 parties par million (ppm), bien au-dessus des variations naturelles au cours des 800'000 dernières années.

agences/hend

Publié le 22 mars 2018 à 07:25 - Modifié le 22 mars 2018 à 08:23

Les événements climatiques extrêmes en forte recrudescence

Avec notamment quatre fois plus de crues majeures aujourd'hui qu'en 1980, les aléas météorologiques "extrêmes" ont été toujours plus fréquents ces 36 dernières années, souligne un rapport du Conseil des académies des sciences européennes (EASAC). Le document publié mercredi pointe le rôle de certains courants, océanique et aérien.

Canicules, feux de forêt, tempêtes: le nombre d'événements climatiques a plus que doublé en moyenne depuis 1980, selon l'analyse de l'EASAC. Les aléas hydrologiques extrêmes (inondations, crues) ont en particulier quadruplé, alors que les sécheresses ont doublé.

Seule "note positive", les rivières en Europe connaissent plus de crues, mais leur coût global reste stable, suggérant l'efficacité des mesures de protection.