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Les manchots empereurs sont plus nombreux qu'on ne le pensait

Onze nouvelles colonies de manchots empereurs ont été détectées en Antarctique. [Benoît Gineste - AP]
Les manchots empereurs sont plus nombreux qu'on ne le pensait. / Le Journal horaire / 37 sec. / le 5 août 2020
Onze nouvelles colonies de manchots empereurs ont été débusquées en Antarctique, faisant augmenter leur population de 5 à 10%. Une bonne nouvelle, tant ces oiseaux sont particulièrement vulnérables au changement climatique.

"Les images satellites ont révélé qu'il y a près de 20% de colonies de manchots empereurs en Antarctique de plus qu'on ne le pensait", annonce mercredi l'Agence spatiale européenne (ESA).

A l'origine de cette découverte publiée dans la revue Remote Sensing in Ecology and Conservation, l'analyse par des scientifiques du centre de recherche britannique de l'Antarctique (BAS) d'images satellite du programme Copernicus Sentinel-2 d'observation de la Terre.

Présence de guano détectée

Les images ont révélé la présence de déjections de manchots empereurs - connues sous le nom de guano (les oiseaux eux-mêmes étant trop petits pour être visibles depuis le ciel) - sur 11 sites, portant à 61 le nombre total de colonies sur l'ensemble du Continent Blanc.

"C'est une bonne nouvelle, toutefois les colonies sont petites et ne font donc augmenter la population globale que de 5 à 10%, soit un peu plus d'un demi-million de manchots, 265'500 à 278'500 couples reproducteurs", note Peter Fretwell, de l'opérateur national britannique de recherche scientifique en Antarctique, auteur principal de l'étude.

Particulièrement vulnérable

L'empereur est le plus gros des manchots, mais cette icône semble particulièrement vulnérable au réchauffement planétaire qui provoque la fonte de son habitat. Ses populations, endémiques de l'Antarctique, pourraient décliner jusqu'à 70% d'ici la fin du siècle.

Malheureusement, selon l'étude, la majorité des colonies découvertes se trouvent dans des zones qui pourraient disparaître. "Les oiseaux de ces colonies sont donc probablement comme 'les canaris dans une mine de charbon' et nous devons surveiller ces sites avec attention", alerte Philip Trathan du BAS.

afp/jpr

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