Modifié le 23 août 2018 à 20:54

Le Human Brain Project "ne traverse pas de crise", assure son directeur

Human Brain Project : les aléas du projet de l’EPFL
Human Brain Project : les aléas du projet de l’EPFL 19h30 / 2 min. / le 23 août 2018
Le vaste projet européen de recherche sur le cerveau, piloté par l'EPFL, est confronté à des "challenges", mais en aucun cas à une "crise", a indiqué à la RTS son directeur général, Andreas Mortensen.

Il y a cinq ans, l'Union européenne lançait un projet scientifique pharaonique sur le cerveau humain, chiffré à 1,2 milliard de francs sur dix ans. Piloté par l'Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL), le Human Brain Project (HBP) a traversé des crises à la hauteur de son ambition.

La semaine passée, son directeur exécutif administratif Chris Ebell a démissionné, après des divergences de point de vue avec l'EPFL. L'institution n'avait alors pas souhaité formuler de plus amples explications.

>> Lire aussi: Nouvelle crise au sein du projet européen sur le cerveau coordonné par l'EPFL

"Des challenges, pas des crises"

L'EPFL s'exprime pour la première fois sur ce départ dans un entretien jeudi avec le 19h30 de la RTS. Andreas Mortensen, le directeur général de HBP, se veut catégorique: "Il n'y a pas de crise, c'est un projet qui est intéressant, il est en transition (...), ce sont des challenges, pas des crises."

"Ce n'est rien par rapport à ce qu'il s'est passé au début", poursuit-il en référence aux diverses turbulences qu'a vécues le Human Brain Project. Le déménagement d'une grosse partie du projet de Lausanne à Genève en 2014 avait notamment fait grincer quelques dents, tout comme la lettre ouverte de centaines de scientifiques qui reprochaient à la direction de trop se concentrer sur le volet informatique et de négliger les neurosciences.

Vers un "EPFLexit"?

Ce couac intervient dans un contexte de tensions, davantage politiques que scientifiques. La Suisse est en négociation avec l'Union européenne pour continuer à faire partie de la recherche européenne.

La place de l'EPFL et, plus généralement de la Suisse, dans le HBP est-elle menacée? "La réponse est clairement oui", tranche Andreas Mortensen. "Si la Suisse est out, nous sommes aussi out", conclut le directeur général de HBP.

>> A voir: la version longue de l'entretien avec Andreas Mortensen

Entretien avec le directeur de HBP
L'actu en vidéo - Publié le 23 août 2018

Aurélie Coulon/rens

Publié le 23 août 2018 à 19:37 - Modifié le 23 août 2018 à 20:54