Modifié le 27 mars 2018 à 07:51

La biodiversité pâtit de la "pression énorme sur le territoire suisse"

"Pression énorme est exercée sur le territoire suisse"
"Une pression énorme est exercée sur le territoire suisse" 19h30 / 2 min. / le 26 mars 2018
Plus de 500 scientifiques réunis en Colombie la semaine dernière ont conclu que la Terre est confrontée à "une extinction massive" des espèces. Ces dernières déclinent aussi en Suisse, la faute notamment à la course à la rentabilité.

On entend parfois dire que les campagnes sont de plus en plus silencieuses car de nombreuses espèces d'animaux ont disparu. "C'est juste. Il y a une pression énorme sur le territoire suisse, où chaque mètre carré doit être rentabilisé. On a vu un déclin dans pas mal d'espèces", confirme Martin Schläpfer, biologiste à l'Université de Genève, invité lundi du 19h30 de la RTS.

"Une étude a montré que la biomasse des insectes avait connu une baisse de 75% sur 30 ans, même dans les zones relativement bien protégées, ce qui est assez inquiétant", précise le chercheur. 

200 espèces disparues en un siècle

Mais ce constat ne vaut pas que pour la Suisse ou l'Europe. Plus de 500 scientifiques réunis la semaine dernière à Medellìn, en Colombie, au sein de la plateforme intergouvernementale de la biodiversité, ont également tiré un constat d'"extinction massive" des espèces.

Les scientifiques estiment même que l’humanité se met en danger en surexploitant les ressources de la planète, et ce, dans toutes les régions du monde.

D'après les données compilées par ces chercheurs, 200 espèces ont disparu en un siècle, alors que 42% des animaux et des végétaux montrent des signes de déclin en Europe.

>> Les précisions de Rouen Gueissaz dans le 19h30:

Biodiversité: 500 experts lancent un cri d'alarme mondial
19h30 - Publié le 26 mars 2018

Mesures individuelles

"C'est la première fois que l'on a tenté de faire un lien fonctionnel entre l'Etat de la nature et notre bien-être, de notre vivant, de nos enfants et de nos petits-enfants", souligne Martin Schläpfer.

Pour lui, "il y a pas mal de choses que l'on peut faire" à titre individuel pour protéger la biodiversité, en premier lieu au niveau de l'alimentation: en "consommant régional, de saison, et sans faire trop attention à l'esthétique de certains légumes".

Il pointe aussi du doigt les voyages en avion. "Je ne vais pas dire que c'est criminel, mais éthiquement on peut se poser des questions", estime Martin Schläpfer.

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jvia

Réalisation du quiz: Pauline Turuban

Publié le 26 mars 2018 à 22:43 - Modifié le 27 mars 2018 à 07:51