Modifié le 20 février 2018 à 08:06

Un jeu pour apprendre à débusquer les fake news est lancé sur internet

Le jeu apprend aux internautes à mieux repérer et résister aux techniques de désinformation
Le jeu apprend aux internautes à mieux repérer et résister aux techniques de désinformation [CHRISTIAN MERZ - KEYSTONE]
Lancé mardi et développé par des chercheurs de l'Université de Cambridge et des journalistes néerlandais, un jeu en ligne se propose de combattre les fausses informations (fake news) en apprenant à en fabriquer.

Accessible sur le site fakenewsgame.org, le jeu invite à créer un média en ligne fictif, diffusant de fausses informations, avec pour objectif d'élargir son audience tout en maintenant un niveau minimum de crédibilité. Les joueurs peuvent s'approprier une armée de faux comptes sur les réseaux sociaux, retoucher des images ou propager des articles douteux, pour parvenir à leurs fins.

"Si vous vous mettez à la place d'une personne qui essaie de vous tromper, cela devrait accroître votre capacité à repérer et à résister à ses techniques", explique Sander van del Linden, de l'Université de Cambridge.

Test prometteur

Dans une expérimentation menée aux Pays-Bas, les adolescents qui s'étaient familiarisés avec les techniques de désinformation accordaient moins de crédibilité aux fausses informations.

Les chercheurs espèrent pouvoir améliorer l'efficacité du jeu en collectant les données sur son utilisation et parfaire ainsi la prévention à la désinformation.

>> Voir aussi: Vraie ou fausse info? Testez votre flair avec notre quiz "what the fake!"

ats/cpi/pym

Publié le 20 février 2018 à 05:56 - Modifié le 20 février 2018 à 08:06

Lutter contre la radicalisation en ligne

Les équipes prévoient également de développer une version du jeu pour lutter contre la radicalisation en ligne, estimant qu'elle s'appuie sur "des techniques de manipulation identiques: provoquer par exemple des émotions intenses à partir de fausses informations".

Ils souhaitent également traduire le jeu pour qu'il soit accessible "dans des pays comme l'Ukraine, où la désinformation est une nuisance importante", jugent-ils.