Modifié

Les lycées italiens instaurent des cours pour lutter contre les "fake news"

Les fake news. [cn0ra - Fotolia]
Les lycées italiens instaurent des cours pour lutter contre les "fake news" / Tout un monde / 4 min. / le 20 novembre 2017
Les autorités italiennes lancent la bataille contre les "fake news", en instaurant dans les lycées des cours pour reconnaître les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux.

Il s'agit d'éduquer les futurs citoyens à naviguer sur les réseaux sociaux. Il en va du bon fonctionnement de la démocratie, explique Laura Boldrini, présidente de la Chambre des députés à l'origine de cette initiative, dans l'émission Tout un monde de la RTS lundi.

"Les 'fake news' sont de véritables gouttes de poison qui sont jetées dans l'eau que nous buvons: nous nous empoisonnons sans même nous en rendre compte, relève-t-elle. Face à ce problème, les institutions doivent réagir. Avec le ministère de l'Education, nous avons donc élaboré le premier projet d'éducation civique numérique."

Projet d'éducation civique numérique

Ces cours d'éducation civique digitale présentent dix règles à suivre pour aider les lycéens à se méfier, à prendre conscience qu'internet et les réseaux sociaux sont manipulables. Les jeunes sont invités à être vigilants, à demander des preuves, à faire attention aux sources, éventuellement à s'appuyer sur des sites qui traquent les "fake news".

Les premières réactions des adolescents et des professeurs semblent plutôt positives. La première règle - "Ne partage que des nouvelles que tu as vérifiées" - est extrêmement importante, relève un professeur. "Les jeunes sont continuellement bombardés de nouvelles. Ils ne se rendent pas compte, ni d'ailleurs les adultes, des conséquences de leur comportement sur le web. Il faut leur faire comprendre la gravité potentielle de ces nouvelles."

Collaboration des grandes entreprises

Les grandes entreprises du net, dont Facebook et Google, ont participé au programme du ministère de l'Education pour cette "alphabétisation numérique" qui touchera 8000 écoles et quatre millions de jeunes Italiens dans les prochains mois.

Mais Laura Boldrini, qui a été victime d'une très violente campagne de diffamation sur les réseaux sociaux, voudrait aller plus loin. Elle a écrit à Mark Zuckerberg, patron de Facebook, pour lui demander d'instituer en Italie un centre de contrôle sur les propos haineux diffusés sur la toile.

Eric Jozsef/lan

Publié Modifié