Publié le 28 juillet 2017

Les secrets de l'invincible tardigrade décryptés par des chercheurs

Le tardigrade est parfois surnommé "ourson d'eau" en raison de son corps dodu.
Le tardigrade est parfois surnommé "ourson d'eau" en raison de son corps dodu. [STEVE GSCHMEISSNER/SGS/Science Photo Library - AFP]
Le séquençage du génome de deux espèces de tardigrade a permis de lever en partie le mystère de la résistance et la capacité de survie exceptionnelle de cette étrange créature qui survit même au vide de l'espace.

"C'est fantastique de finalement disposer du génome de [ces animaux] et de commencer à les comprendre ", se réjouit le professeur Mark Blaxter de l'Université d'Edimbourg au Royaume Uni, le principal auteur de travaux publiés jeudi dans la revue américaine PLOS biology.

"Ce n'est que le début, car avec l'ADN décodé nous pouvons maintenant comprendre comment les tardigrades résistent aux conditions extrêmes et utiliser potentiellement leurs protéines spéciales en biotechnologie et pour des applications médicales", a-t-il ajouté.

Animal indestructible

L'ourson d'eau est un petit animal boudiné doté de huit pattes et mesurant moins d'un millimètre, considéré comme le plus indestructible de la planète.

Les chercheurs ont identifié les gènes qui lui permettent de résister aux effets d'un dessèchement extrême, pendant des années, pour mieux ressusciter quand on le réhydrate.

D'autres protéines semblent également protéger son ADN, ce qui pourrait expliquer pourquoi il survit si bien aux radiations.

>> Lire aussi: Un animal quasi indestructible pourrait transmettre à l'homme ses pouvoirs

afp/ptur

Publié le 28 juillet 2017

Espérance de vie de plusieurs milliards d'années

Les tardigrades sont capables de résister à des températures extrêmes, à toutes sortes de pressions extrêmes (profondeurs de l'océan ou vide spatial).

L'ourson d'eau pourrait aussi survivre aux conséquences d'une collision de la Terre avec un astéroïde géant, du type de celui qui a aidé à la disparition des dinosaures et auquel l'être humain ne résisterait pas, selon une étude publiée mi-juillet dans Scientific Reports.

Les chercheurs des Universités d'Oxford (Royaume-Uni) et d'Harvard (Etats-Unis) ont étudié les probabilités de survie du tardigrade à plusieurs cataclysmes venus de l'espace au moyen de modèles mathématiques. Ils ont conclu que le tardigrade peut espérer vivre "au moins 10 milliards d'années".