Publié le 01 juin 2017 à 21:11

L'installation de bloqueurs de publicité en ligne explose

Les internautes en ont ras-le-bol de la publicité en ligne
Les internautes en ont ras-le-bol de la publicité en ligne 19h30 / 4 min. / le 01 juin 2017
Intrusive, agressive, envahissante, polluante, ciblée et ralentissant la navigation, les internautes en ont ras-le-bol de la publicité sur internet. Ils se précipitent en masse sur les bloqueurs de publicité ou "ad blocks".

Après les étiquettes "Publicité non merci" sur les boîtes aux lettres, la bagarre contre le démarchage téléphonique et le zapping devant la pub télévisée, le consommateur tente aujourd'hui de lutter contre la publicité en ligne jugée trop envahissante.

Cette dernière pèse actuellement près de 200 milliards de dollars, Google (38%) et Facebook (17%) se taillant la part du lion. En pleine croissance, elle devrait même dépasser la publicité télévisée au niveau mondial en 2017.

"La publicité sur internet pose deux problèmes: elle vous espionne pour créer des publicités ciblées et ralentit la navigation", explique Yannick Dürst, CEO de l’agence genevoise Atipik. C’est le prix à payer pour surfer gratuitement, car la plupart des sites se financent uniquement grâce à la pub.

Augmentation de 30% en 2016

Pour se prémunir, de nombreux internautes font désormais appel à des bloqueurs de publicité, appelés en anglais "ad blocks". En 2016, l’installation de ces bloqueurs a augmenté de 30% dans le monde. "Il s'agit de logiciels qui repèrent les publicités, les scannent et les effacent", explique Yannick Dürst.

Une guerre est déclarée entre les annonceurs qui essaient de contourner ces logiciels et les "ad blocks", toujours plus performants. Certains sites jouent même la carte du bloqueur bloqué et interdisent l'accès aux internautes qui en ont installé un. 

Sites payants sans pub

"Si tout le monde installe des bloqueurs de publicité, cela devrait faire réfléchir les professionnels du marketing et les pousser à proposer des publicités plus créatives et moins agressives", conclut Yannick Dürst.

Reste qu'il est toujours possible de privilégier des sites payants. Dans le domaine de la musique, Spotify est par exemple gratuit. Il avertit cependant l'internaute qu'il entendra de temps en temps des publicités. Apple Music est en revanche payant et sans annonces publicitaires.

Martina Chyba/kg

Publié le 01 juin 2017 à 21:11