Modifié le 13 avril 2017 à 17:07

L'Université de Genève crée une nouvelle méthode d'analyse de l'eau

La Borgne, en Valais, est une des rivières les plus polluées de Suisse.
La Borgne, en Valais, est une des rivières les plus polluées de Suisse. [Andree-Noelle Pot - KEYSTONE]
L'Université de Genève a mis au point une nouvelle méthode pour mesurer la bonne santé des cours d'eau plus rapidement et pour moins cher.

L'Université de Genève a mis au point une nouvelle méthode pour mesurer la bonne santé des cours d'eau plus rapidement et pour moins cher.

Pour évaluer la qualité de l'eau des rivières, les chercheurs analysent des populations d'algues unicellulaires, les diatomées. Ces organismes supportent plus ou moins bien les divers polluants. Recenser les types de diatomées présents permet donc de déduire la qualité de l'eau.

Aujourd'hui, un spécialiste regarde des échantillons au microscopes pour repérer les différentes espèces de diatomées. Cette méthode est efficace mais très longue et coûteuse.

Une semaine contre deux à trois mois

La méthode mise au point à l'Université de Genève utilise l'ADN des diatomées pour en déduire la qualité de l'eau, mais sans passer par l'identification de chaque espèce. "Nous faisons directement le rapprochement entre l'ADN et l'état de l'eau ", explique le professeur Jan Pawlowski. "Comme notre méthode est moins longue et coûteuse que les analyses traditionnelles, il sera possible d'augmenter le nombre de contrôles."

Ce procédé permettrait d'analyser les prélèvements d'une vingtaine de sites en une semaine contre deux à trois mois actuellement.

Julie Conti

Publié le 13 avril 2017 à 16:57 - Modifié le 13 avril 2017 à 17:07