Modifié le 23 janvier 2017

Le parc d'innovation de Zurich veut se lancer dans la technologie "blockchain"

Le parc d'innovation de Dübendorf prévoit d'ouvrir ses portes en été 2017.
Zurich veut se concentrer sur la technologie blockchain Le Journal du matin / 2 min. / le 23 janvier 2017
Zurich, deuxième place financière européenne, veut faire de son parc d'innovation de Dübendorf un centre de l'innovation dans la "blockchain", une technologie qui pourrait révolutionner les transactions juridiques et bancaires.

Le parc d'innovation de Zurich prévoit de débuter ses activités l'été prochain sur le site de l'aérodrome militaire de Dübendorf. Cette antenne zurichoise se concentrera sur les sciences de la vie, l'environnement et la recherche en technologies numériques. Parmi les orientations voulues, le canton de Zurich espère aussi faire de Dübendorf un hub de la fin-tech et de la technologie blockchain.

Pour y arriver, le parc de Dübendorf devra réussir le mariage entre économie privée et jeunes entrepreneurs, a expliqué la ministre zurichoise de l'Economie, Karmen Walker Späh, dans le Journal du matin. "Dans le parc d'innovation, nous voulons réunir les meilleurs issus de ces entreprises et les meilleurs scientifiques. Je crois que nous sommes sur le bon chemin."

Une carte à jouer

Une étude de faisabilité est en cours jusqu'à la fin du mois de février. C'est l'entrepreneur Daniel Gasteiger qui la réalise. Pour lui aussi, la Suisse a une carte à jouer en se positionnant dans la recherche sur la blockchain.

"Le sujet blockchain est encore très neuf. Il s'agit d'être pionniers sur ce thème également en tant que pays. Mais nous en sommes aux balbutiements, et mis à part les grandes entreprises, les multinationales, il y a encore un grand besoin de formation avant de se lancer dans la recherche de base".

Aussi à Zoug et dans l'Arc lémanique

Zurich n'est pas seule dans ce domaine en Suisse. La Cryptovalley de Zoug compte déjà une vingtaine d'entreprises actives dans la "blockchain". D'autres initiatives existent également autour de l'Arc lémanique. Les Zurichois précisent qu'il ne s'agit pas d'entrer en concurrence, mais bien de positionner la Suisse entière dans cette technologie que d'aucuns jugent prometteuse.

Rouven Gueissaz/lan

Publié le 23 janvier 2017 - Modifié le 23 janvier 2017