Publié le 23 novembre 2016 à 07:29

Facebook aurait créé un outil de censure par zone géographique

Facebook avait déjà été accusé en mai de manipuler ses "sujets tendance".
Facebook ne ferait pas de censure lui-même, mais confierait le logiciel à une tierce partie. [Dado Ruvic - Reuters]
Le groupe californien Facebook a créé un outil capable de censurer des contenus publiés sur son réseau dans certaines zones géographiques, affirme mardi le quotidien américain New York Times.

Le quotidien dit avoir parlé à trois anciens et actuels salariés de Facebook, qui lui ont expliqué sous couvert d'anonymat que l'outil permettait de supprimer automatiquement des contenus dans les fils d'actualité des utilisateurs se trouvant dans une région spécifique.

Le réseau confierait le logiciel à une tierce partie, peut-être en Chine. Les sources du New York Times ont toutefois prévenu que cela faisait partie de plusieurs idées envisagées pour permettre à Facebook de revenir en Chine et pourrait n'être jamais mis en oeuvre.

"Comprendre davantage" la Chine

"Nous disons depuis longtemps que nous sommes intéressés par la Chine, et passons du temps à comprendre et apprendre davantage au sujet du pays", a réagi une porte-parole du groupe américain.

"Néanmoins, nous n'avons pris aucune décision sur notre approche vis-à-vis de la Chine", a-t-elle ajouté. Le premier réseau social mondial est interdit depuis 2009 en Chine, où les autorités maintiennent un strict contrôle sur internet.

afp/tmun

Publié le 23 novembre 2016 à 07:29

Respect des législations locales

Le New York Times rappelle que comme les autres groupes internet américains, Facebook a pour pratique de respecter les législations locales et d'accéder aux demandes qu'il juge légitimes des gouvernements pour bloquer certaines informations après leur publication.

D'après son dernier "rapport de transparence", Facebook a ainsi restreint l'accès à des contenus à la demande des autorités dans une série de pays au deuxième semestre de 2015.

Cela avait par exemple concerné des contenus au Pakistan accusés d'enfreindre les lois locales sur le blasphème, ou en Russie, car ils violaient "les lois locales qui interdisent des activités comme les émeutes publiques de masse et la promotion et la vente de drogue".