Modifié le 21 septembre 2016 à 17:01

Un animal quasi indestructible pourrait transmettre à l'homme ses pouvoirs

Le tardigrade est parfois surnommé "ourson d'eau" en raison de son corps dodu.
Le tardigrade est parfois surnommé "ourson d'eau" en raison de son corps dodu. [STEVE GSCHMEISSNER/SGS/Science Photo Library - AFP]
Une protéine fabriquée par le minuscule tardigrade, probablement l'animal le plus indestructible de la planète, pourrait protéger l'ADN humain des rayons X, selon des chercheurs japonais.

"Ce qui est incroyable, c'est que la protéine qui prodigue au tardigrade cette résistance peut être transférée à d'autres cellules animales", explique Takekazu Kunieda de l'université de Kyoto et co-auteur de l'étude publiée mardi dans la revue britannique Nature Communications.

Parfois surnommés "oursons d'eau" en raison de leur corps dodu, les tardigrades vivent un peu partout sur la planète. Ne mesurant qu'un demi millimètre de longueur, ils se déplacent très lentement, de façon pataude, sur leurs huit pattes griffues.

Extrême résistance

L'atout du tardigrade, c'est son exceptionnelle capacité d'adaptation, son incroyablement résistance aux conditions extrêmes qui tueraient n'importe quel autre être vivant.

L'animal peut notamment résister à des températures passant largement sous le zéro. Même constat après un passage dans l'eau bouillante.

En séquençant l'ADN du tardigrade, les scientifiques ont identifié une protéine qui protège cet ADN lorsqu'il est irradié.

afp/mo

Publié le 20 septembre 2016 à 18:56 - Modifié le 21 septembre 2016 à 17:01

Des supers pouvoirs qui restent mystérieux pour les scientifiques

Le tardigrade jouit d'une longévité qui fait rêver et résiste au vide spatial. En 2007, des milliers de spécimens ont été embarqués à bord d'un vaisseau spatial et exposés au vide de l'espace à 270 km d'altitude. A leur retour, la plupart de ces minuscules invertébrés n'ont présenté aucune altération biologique, et se sont même reproduits normalement.

L'"ourson d'eau" survit également à des pressions équivalentes à 300 fois celle de l'atmosphère, et à des doses de rayons ultraviolets mortelles pour la plupart des organismes vivants.