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La résistance aux antibiotiques fera un mort toutes les 3 secondes en 2050

L'Organisation mondiale de la santé avait déjà mis en garde contre la résistance aux antibiotiques en novembre 2015. [Gaetan Bally - Keystone]
L'Organisation mondiale de la santé avait déjà mis en garde contre la résistance aux antibiotiques en novembre 2015. [Gaetan Bally - Keystone]
Dix millions de personnes supplémentaires par an, soit une toutes les trois secondes, pourraient décéder à cause de la résistance aux antibiotiques à l'horizon 2050, indique une étude britannique jeudi.

Chargé par le gouvernement britannique de ce rapport sur la résistance des antimicrobiens, l'économiste Jim O'Neill a souligné que des actions urgentes étaient nécessaires pour éviter que la médecine préventive retourne "au Moyen Age".

"Il faut que cela devienne une priorité pour tous les chefs d'État", a souligné Jim O'Neill en proposant une batterie de mesures à mettre en oeuvre (lire encadré).

Un million de morts depuis mi-2014

Depuis le début du lancement, mi-2014, de l'étude, plus d'un million de personnes sont mortes à cause d'une infection liée à la résistance aux antibiotiques, souligne le rapport.

Il estime que ce bilan pourrait s'alourdir de quelque 10 millions de décès supplémentaires par an d'ici 2050, soit plus que le cancer aujourd'hui, et coûter jusqu'à 100'000 milliards de dollars à l'économie mondiale.

La résistance aux antibiotiques, également appelée l'antibiorésistance, survient lorsqu'une bactérie évolue et devient résistante aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections.

ats/jgal

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Changement drastique de consommation préconisé

Le rapport appelle à un changement drastique dans la manière d'utiliser les antibiotiques, dont la surconsommation et la mauvaise utilisation favorisent la résistance des "super-bactéries".

L'économiste Jim O'Neill préconise le lancement d'une large campagne de sensibilisation du public, largement "ignorant" des risques. D'établir un fonds de recherche de 2 milliards de dollars. De réduire fortement l'utilisation des antibiotiques dans l'élevage.

Ou encore de récompenser les laboratoires qui développeraient un nouvel antibiotique à travers une prime d'un milliard de dollars.