Modifié le 18 mai 2016 à 17:37

Runkeeper, l'application qui court après les données, même inactive

L'application RunKeeper compte 45 millions d'utilisateurs dans le monde.
L'application RunKeeper compte 45 millions d'utilisateurs dans le monde. [Omar Marques / ANADOLU AGENCY - AFP]
Runkeeper, l'une des applications favorites des joggeurs, qui compte 45 millions d'utilisateurs dans le monde, est accusée de collecter et transmettre des données même lorsqu'elle est inactive.

"Runkeeper collecte des données de géolocalisation et transmet des données personnelles à une partie tierce, même lorsqu'elle est inactive", indique le Conseil des consommateurs norvégien (NCC) dans un document publié le 10 mai.

L'organisme public soupçonne également l'application - qui permet aux coureurs d'enregistrer ses performances et de les transmettre à d'autres utilisateurs - de ne pas effacer les informations concernant les utilisateurs ayant décidé de fermer leur compte.

Une plainte déposée

Fondant ces accusations sur une étude menée auprès de vingt applications populaires, le NCC a déposé plainte le 13 mai auprès de l'autorité norvégienne chargée de la protection des données.

La société Fitnesskeeper Inc, qui détient Runkeeper, est visée. Son patron Jason Jacobs s'est engagé vendredi dans un post de blog à coopérer avec les autorités norvégiennes à corriger un possible bug de géolocalisation permanente.

jgal

Publié le 18 mai 2016 à 17:29 - Modifié le 18 mai 2016 à 17:37

Deux autres applications mentionnées

Happn, une application de rencontres, et Vipps, une application de paiement, ont également soulevé des inquiétudes au sein du Conseil des consommateurs norvégien.

Aucune plainte n'a toutefois été déposée contre elles. Application française concurrente de Tinder, Happn a déjà été signalée aux autorités françaises de protection des données. De même, Vipps a déjà été approchée par l'autorité de surveillance des données personnelles en Norvège.