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En sciences, les femmes davantage sous-représentées en Suisse que dans l'UE

Si les doctorantes sont plus rares de manière générale dans les hautes écoles, elles le sont encore plus dans les sciences dures commes l'ingénierie. [Martin Ruetschi - Keystone]
Si les doctorantes sont plus rares de manière générale dans les hautes écoles, elles le sont encore plus dans les sciences dures commes l'ingénierie. [Martin Ruetschi - Keystone]
En Suisse, les femmes sont minoritaires dans le domaine des sciences et de la recherche. Elles représentent 43% des nouveaux titulaires de doctorats, plaçant le pays en queue de peloton des pays européens.

La situation des femmes tend à s'améliorer lentement, selon les données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) présentées lundi dans le rapport "She Figures 2015" de la Commission européenne.

En effet, le taux de femmes détentrices d'un doctorat est passé de 37% en 2004 à 43% en 2012 (47% dans l'Union européenne). Des pourcentages qui restent très différents selon les domaines: en 2012, les femmes représentaient 24% des doctorats en ingénierie, contre 57% dans l’éducation.

Faible présence au niveau senior

Mais, si en début de la carrière les femmes sont déjà peu nombreuses, ce taux ne va pas en s'améliorant au fur et à mesure que l'on monte les échelons académiques. Le corps intermédiaire inférieur compte 38% de femmes (45% dans l'UE), alors que la part des femmes s'élève à 19% pour les chercheurs "seniors" (21% UE).

Enfin, seules 18% des hautes écoles sont dirigées par des femmes (20% UE). Celles-ci représentent 23% des membres des conseils administratifs et scientifiques (UE 41%).

Les pourcentages d'hommes et de femmes dans le milieu académique en Suisse et en Europe. [OFS]Les pourcentages d'hommes et de femmes dans le milieu académique en Suisse et en Europe. [OFS]

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Taux de croissance encourageants

En comparaison avec les publications "She Figures" antérieures, les pourcentages publiés dans le rapport 2015 montre une certaine progression de la part des femmes dans la science.

Par exemple, en Suisse, entre 2002-2012, le taux de croissance annuel moyen du nombre de nouveaux diplômes de doctorats était de 5% pour les femmes et de 1% pour les hommes (respectivement 4% et 2% pour l’UE).

"Cependant, malgré ces taux très encourageants, il faudra encore du temps pour observer une parité des genres dans le domaine", relève l'OFS dans son communiqué.