Modifié le 03 novembre 2015 à 19:11

Vivre près d'une autoroute augmenterait le risque de leucémie

Certaines habitations sont situées à moins de 100 mètres d'une autoroute.
Certaines habitations sont situées à moins de 100 mètres d'une autoroute. [Gaetan Bally - ]
Les enfants qui grandissent très près d'une autoroute ont probablement davantage de risque de développer une leucémie, selon une étude de l'Université de Berne publiée mardi.

Les chercheurs ont découvert un lien entre le lieu de résidence et les cas de cancer chez l'enfant enregistrés entre 1985 et 2008, indique l'Institut de médecine sociale et préventive de l'université bernoise.

Outre une certaine prédisposition génétique, l'influence de la pollution de l'air a été étudiée. Les gaz d'échappement contiennent du benzène et d'autres substances cancérogènes. L'étude renforce l'hypothèse que ces gaz augmentent le risque de leucémie chez les enfants.

Pollution de l'air

Certes, le niveau moyen de la pollution due au trafic routier a diminué en Suisse depuis 1990, grâce à une réglementation plus stricte, rappelle l'Université. Toutefois, dans le voisinage immédiat des routes très fréquentées, les concentrations de polluants ont augmenté.

Une augmentation significative du risque de maladie a été trouvée chez les enfants qui vivaient à moins de 100 mètres d'une autoroute ou d'une semi-autoroute, en comparaison avec des enfants vivant à plus de 500 mètres de ces axes.

ats/fisf

Publié le 03 novembre 2015 à 19:10 - Modifié le 03 novembre 2015 à 19:11

Benzène mis en cause

Le fait que le risque accru a été détecté seulement dans la leucémie suggère que le benzène pourrait en être une cause possible, estiment les chercheurs. Il est connu qu'une forte exposition au benzène sur son lieu de travail peut provoquer la leucémie chez les adultes.

L'enquête a également examiné si les résultats pouvaient être expliqués par d'autres facteurs, tel le rayonnement ionisant de l'univers ou les lignes électriques à haute tension. Ce ne fut pas le cas. Les différences socio-économiques n'ont également joué aucun rôle, conclut l'étude publiée dans "European Journal of Epidemiology"