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Des parasites résistent au traitement standard anti-paludéen

Des patients atteints de malaria sont traités à l'hôpital de Pailin, au Cambodge [AP Photo/David Longstreath - Keystone]
Des patients atteints de malaria sont traités à l'hôpital de Pailin, au Cambodge [AP Photo/David Longstreath - Keystone]
Des formes de paludisme résistant aux traitements standard pourraient s'étendre aussi au continent africain et compromettre les chances d'éradication de la maladie, selon une étude publiée mardi.

Le traitement standard contre le paludisme est à l'heure actuelle l'artémisinine - mis au point par la chercheuse chinoise Tu Youyou, Nobel de médecine - associé à d'autres traitements anti-paludéens.

Mais depuis quelque années, des résistances sont apparues face à ce traitement, principalement au Cambodge et dans d'autres pays d'Asie du sud-est.

Plusieurs raisons ont été relevées pour expliquer cette résistance. Les chercheurs ont notamment découvert, chez les parasites "résistants", un fond génétique commun qui leur permet d'infecter plusieurs espèces de moustiques en contournant leurs systèmes immunitaires.

Un "défi significatif"

L'étude, publiée dans Nature communications, "ne démontre pas que les moustiques infectés peuvent transmettre efficacement la maladie aux humains", mais qu'il existe une "possibilité que les parasites résistant à l'artémisinine se propagent au delà du Cambodge jusqu'à l'Afrique, ce qui posera un défi significatif pour l'éradication du paludisme".

afp/apyt

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