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La sonde Messenger s'est écrasée comme prévu sur Mercure

Vue d'artiste de la sonde Messenger en orbite autour de Mercure. [Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory - Keystone]
Vue d'artiste de la sonde Messenger en orbite autour de Mercure. [Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory - Keystone]
La sonde Messenger de la Nasa s'est écrasée comme prévu jeudi à la surface de Mercure, après avoir épuisé son carburant et avoir passé 4 ans autour de la plus petite planète du système solaire.

Le vaisseau a frappé le sol de Mercure à 19h30 GMT (21h30 en Suisse), a indiqué la Nasa dans un message sur Twitter. Sa vitesse dépassait alors les 14'000 km/h. Messenger a dû creuser un cratère de 16 mètres de large sur la planète.

"Adieu Messenger. La sonde a transmis sa dernière image avant de s'écraser sur Mercure":

Lancée en 2004, Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging) s'était mise en orbite autour de Mercure en mars 2011 après trois survols rapprochés. La dernière manoeuvre a été faite le 24 avril, épuisant quasiment tout son carburant, de l'hélium.

4104 rotations autour de Mercure

Messenger, qui a effectué 4104 rotations en orbite autour de Mercure, a réalisé les premières études rapprochées de Mercure depuis la sonde Mariner 10 de la Nasa, qui avait survolé la planète à trois reprises au milieu des années 1970. Messenger était arrivé dans la banlieue de Mercure en 2011 après un voyage de six ans.

ats/ebz

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Composés volatiles et glace

Durant ses quatre années en orbite, la sonde a détecté du potassium, du soufre et d'autres composés volatils à la surface, ce qui a surpris la communauté scientifique car de tels éléments auraient dû s'évaporer compte tenu de la température élevée de la planète. La température moyenne de surface de Mercure est de 167° Celsius; en pleine journée, elle peut monter jusqu'à 427°C.

Messenger a également confirmé l'existence de glaces et d'autres matériaux au fond des cratères, que les rayons solaires n'atteignent jamais. Durant ses derniers jours, Messenger a tenté d'observer directement le fond de certains cratères.