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L'Amérique latine connaît le plus fort taux de césariennes au monde

Une césarienne en cours dans un hôpital de Rio de Janeiro au Brésil. [Felipe Dana - AP Photo/Keystone]
Une césarienne en cours dans un hôpital de Rio de Janeiro au Brésil. [Felipe Dana - AP Photo/Keystone]
L'Amérique latine fait figure de championne dans un monde touché par une "épidémie" de césariennes, a déploré mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Crainte de la douleur, plannings des médecins, manque de contrôles, hausse du niveau de vie... En Amérique du Sud, 38,9% des naissances donnent lieu à une césarienne, selon l'OMS, bien au-dessus des 10 à 15% recommandés.

Et ce chiffre est en constante augmentation, mettant en danger des milliers de mères et de nouveau-nés.

La palme mondiale revient au Brésil, où l'OMS a recensé 54% de naissances par césariennes en 2011 rien que dans le secteur public. Dans le privé, le taux peut monter à plus de 80%.

24% en Europe

La hausse n'a rien à voir avec une nécessité médicale, mais plutôt avec le personnel médical plus soucieux de son confort que du bien-être des femmes", assure Ana Quiros, directrice du centre d'information et de services de santé au Nicaragua.

En Europe, où l'accouchement naturel est plus valorisé et souvent réalisé sous la responsabilité d'une sage-femme et non d'un médecin, le taux s'élève à 24%, contre 33% aux Etats-Unis, selon un rapport publié en 2014 par l'OMS.

ats/kkub

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Risques pour la mère et l'enfant

Après une césarienne, l'acte chirurgical le plus pratiqué au monde, le risque de décès de la mère est multiplié par huit et celui de développer une maladie respiratoire pour le nouveau-né par 120.