Modifié le 12 septembre 2014 à 03:47

Les fusées Soyouz continueront de déployer Galileo

Les satellites Galileo ont été lancés depuis la Guyane française à l'aide de la fusée russe Soyouz.
Les satellites Galileo ont été lancés depuis la Guyane française à l'aide de la fusée russe Soyouz. [EPA/ESA/Stéphane Corvaja - ]
Malgré l’échec de Galileo, Arianespace réaffirme sa confiance en ses partenaires russes. La constellation Galileo doit se déployer, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz.

L'échec du lancement par Soyouz des deux premiers satellites opérationnels Galileo, qui n'ont pas atteint leur bonne orbite le mois dernier, ne remet pas en cause l'utilisation de la fusée russe pour le déploiement du futur système européen de navigation, a dit jeudi le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël.

Six à huit engins par an

La constellation Galileo doit se déployer progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz et Ariane 5, l'achèvement étant prévu d'ici cinq ans, ouvrant ainsi la voie à une commercialisation qui avait initialement été annoncée pour 2010.

"Cela (l'épisode du 22 août, NDLR) ne remet pas en cause du tout le fait de recourir à Soyouz pour déployer la constellation Galileo. En revanche, cela démontre toute la pertinence d'avoir un déploiement complémentaire entre Ariane et Soyouz.

Nous allons pouvoir utiliser au mieux ces deux sources", a déclaré Stéphane Israël en marge de la quatrième mission de l'année réussie par Ariane 5.

reuters/fb

Publié le 12 septembre 2014 à 03:46 - Modifié le 12 septembre 2014 à 03:47

Les deux satellites sont opérationnels

Didier Coulon, directeur des programmes Soyouz pour l'Agence spatiale européenne, a précisé jeudi soir que les deux satellites lancés le mois dernier étaient "parfaitement en orbite" et que leurs panneaux solaires étaient déployés.

Deux enquêtes ouvertes

Une commission d'enquête indépendante, travaillant en association avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Commission de Bruxelles, rendra d'ici la fin du mois ses conclusions sur les raisons de l'échec.

"En parallèle, mais de façon coordonnée, il y a une commission d'enquête russe qui fera connaître ses conclusions sans doute avant, pour prendre des décisions en ce qui concerne les vols Soyouz avec (l'étage supérieur) Fregat." a ajouté le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël.