Modifié le 29 août 2014 à 10:50

Les Inuits ne seraient pas les premiers occupants de l'Arctique

Inuit
Les Inuits ne descendent pas directement des paléoesquimaux. [Flip Nicklin - ]
Les paléoesquimaux sont arrivés dans l'Arctique 4000 ans avant les Inuits. Une recherche publiée jeudi prouve que les Inuits ne descendent pas directement de cette population.

Une étude publiée dans la revue américaine "Science" jeudi révèle que les paléoesquimaux, qui ont peuplé l'Arctique pendant plus de 4000 ans avant de disparaître il y a 700 ans représentaient une seule migration de Sibérie. Elle est distincte des autres vagues migratoires vers le nouveau monde. 

Les ancêtres des Amérindiens avaient traversé le détroit de Béring beaucoup plus tôt tandis que les Inuits, qui sont aussi venus de Sibérie, sont arrivés plusieurs milliers d'années après les paléoesquimaux, expliquent les chercheurs.

Isolés durant des milliers d'années

Les paléontologues ont également collecté des fragments d'ADN provenant de restes humains pour tenter de percer le mystère de ce peuple, disparu sans laisser de traces. Les résultats des analyses montrent qu'ils sont restés génétiquement isolés pendant des milliers d'années.

Les Inuits modernes ne descendent donc pas directement des paléoesquimaux, mais de la culture de Thulé, un autre peuple préhistorique de l'Arctique.

ats/aqs

Publié le 29 août 2014 à 10:09 - Modifié le 29 août 2014 à 10:50

Un groupe isolé dans l'Arctique

"Nos études génétiques montrent que les paléoesquimaux constituaient un seul groupe dans l'Arctique et qu'ils ont survécu sans contact extérieur pendant plus de 4000 ans", explique Eske Willerslev, un des coauteurs de l'étude.

"Nous sommes ici en présence d'une situation unique, où malgré le fait d'avoir eu des contacts avec leurs voisins, dont on a trouvé des traces, les paléoesquimaux ont choisi de vivre isolés", poursuit-il.

Des analyses de l'ADN mitochondrial, transmises par la mère et qui permet de retracer la lignée matriarcale, suggèrent que les relations consanguines étaient très répandues parmi les paléoesquimaux, ce qui a pu les affaiblir et contribuer à leur extinction.