Modifié le 05 décembre 2013 à 17:50

De l'ADN humain vieux de 400'000 ans

Situé à trente mètres sous la surface, le "gouffre des os" constitue le plus grand gisement de fossiles humains du Pléistocène moyen, vieux de 500'000 à 120'000 ans environ.
Situé à trente mètres sous la surface, le "gouffre des os" constitue le plus grand gisement de fossiles humains du Pléistocène moyen, vieux de 500'000 à 120'000 ans environ. [CESAR MANSO - ]
Des chercheurs sont parvenus à reconstituer l'ADN d'un être humain vieux de 400'000 ans à partir d'un os découvert sur un site préhistorique espagnol.

L'ADN d'un être humain vieux de 400'000 ans a été reconstitué à partir d'un os découvert sur le site préhistorique espagnol d'Atapuerca, a annoncé une étude publiée jeudi par la revue Nature. Il s'agit d'un exploit sans précédent qui pourrait permettre de remonter suffisamment dans le temps pour suivre les traces de nos ancêtres.

Le plus ancien génome humain séquencé jusqu'alors était âgé de "seulement" 70'000 à 80'000 ans: il appartenait à un membre d'un groupe d'hominidés primitifs, les "Hommes de Denisova", proches cousins de Néandertal et de l'humain moderne.

Nouvelle technique

Les auteurs de l'étude ont développé une nouvelle technique pour exploiter l'ADN ancien fortement détérioré. Grâce à deux grammes de poudre d'os provenant d'un fémur, ils ont pu reconstituer l'ADN de la mitochondrie, "moteur" fournissant l'énergie aux cellules.

Principal atout de cet ADN mitochondrial pour les généticiens: il existe en de multiples exemplaires et se transmet exclusivement par la lignée maternelle, ce qui est très utile pour retracer l'évolution d'une espèce au fil du temps.

afp/jgal

Publié le 05 décembre 2013 à 16:14 - Modifié le 05 décembre 2013 à 17:50