Modifié le 11 novembre 2013 à 21:51

La privation de sommeil pourrait soigner la dépression

Des études ont montré que la dérégulation émotionnelle constatée lors d'une dépression est causée par un noeud de connexion suractivé entre diverses aires cérébrales.
Des études ont montré que la dérégulation émotionnelle constatée lors d'une dépression est causée par un noeud de connexion suractivé entre diverses aires cérébrales. [ - adimas]
Des chercheurs zurichois ont démontré qu'une thérapie basée sur la privation de sommeil pouvait restructurer certaines régions du cerveau de personnes dépressives.

En suivant un protocole de privation de sommeil contrôlée, 40 à 60% des patients dépressifs examinés par une équipe de chercheurs zurichois ont vu une amélioration immédiate de leur humeur, explique lundi l'Université de Zurich dans un communiqué. Dans la plupart des cas toutefois, l'effet positif ne dure que 3 jours environ.

Il a été observé que chez les personnes dépressives, les régions du cerveau responsables des processus émotionnels sont hyperactives alors que celles attribuées aux prestations rationnelles sont inhibées.

Moins émotionnel

De récentes études ont en outre montré que la dérégulation émotionnelle constatée lors d'une dépression est causée par un noeud de connexion suractivé entre diverses aires cérébrales.

Selon l'équipe de chercheurs menée par Erich Seifritz de la clinique psychiatrique universitaire, la privation de sommeil relâche ce noeud, désactivant les aires cérébrales responsables des processus émotionnels et activant celles qui régissent le contrôle cognitif.

ats/ptur

Publié le 11 novembre 2013 à 21:48 - Modifié le 11 novembre 2013 à 21:51