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Des chercheurs vaudois cartographient les résistances au sida

Les médecins disposent de plus d'une trentaine de thérapies combinées contre le VIH et il n'est pas aisé d'opter pour celle qui sera la mieux adaptée au patient. [Fabrice Coffrini - Keystone]
Recherche sur le sida: nouvelle avancée par l’EPFL et le CHUV / Audio de l'info / 1 min. / le 29 octobre 2013
Des chercheurs de l'EPFL et du CHUV ont élaboré la première carte des résistances humaines au virus du sida, ouvrant la voie à des traitements personnalisés, a annoncé mardi une revue scientifique.

La première carte des résistances humaines au sida a pu être dessinée grâce à des milliers de souches du virus et des supercalculateurs. Le travail des chercheurs de l'EPFL et du CHUV doit permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques ou de réaliser des traitements personnalisés. Il a été publié mardi dans la revue Elife, ont indiqué l'EPFL, l'UNIL et le CHUV.

Toutes les personnes séropositives déploient des stratégies de défense, certaines réussissant même à tenir le virus en respect sans thérapie. Cette bataille laisse des traces au coeur de l'agent pathogène, soit des mutations génétiques qui montrent comment le virus a résisté à son hôte.

Comprendre comment le virus s'adapte

Les chercheurs ont pu identifier ces mutations. Leur méthode de travail a permis d'obtenir la vision d'ensemble la plus complète à ce jour des gènes humains et de leurs implications en termes de résistance au HIV, permettant de mieux comprendre comment l'homme se défend et comment le virus s'adapte.

kkub

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Vers des traitements ciblés

La recherche présente deux intérêts majeurs. De nouvelles thérapies pourraient voir le jour en s'inspirant des défenses génétiques humaines.

Les chercheurs espèrent aussi qu'en profilant le génome d'une personne séropositive, il sera possible de cibler les traitements de manière personnalisée.

Croisement avec des millions de variations génomiques

A l'aide de supercalculateurs, les chercheurs ont analysé un nombre énorme de données. Ils ont étudié des souches différentes de HIV ayant séjourné dans 1071 personnes séropositives.

Ils ont ensuite croisé plus de 3000 mutations potentielles dans le génome viral avec plus de 6 millions de variations dans le génome des patients.