Modifié le 23 août 2013 à 08:03

Une horloge varie d'une seconde en 13,8 milliards d'années

L'horloge varie de moins d'une seconde en 13,8 milliards d'années, âge estimé de l'univers.
L'horloge varie de moins d'une seconde en 13,8 milliards d'années, âge estimé de l'univers. [ - ]
L'horloge atomique expérimentale la plus précise du monde a été dévoilée jeudi aux Etats-Unis. Dix fois plus précise qu'une montre à quartz, elle varie de moins d'une seconde en 13,8 milliards d'années.

Des physiciens américains ont dévoilé jeudi l'horloge atomique expérimentale la plus précise au monde. Elle varie de moins d'une seconde en 13,8 milliards d'années, âge estimé de l'univers.

Dix milliards de fois plus précise

Cette pendule fonctionne avec des atomes d'ytterbium, un métal du groupe de terres rares, et des lasers permettant une régularité du battement dix fois supérieur aux meilleures horloges atomiques existantes, assurent-ils. Comparée à une montre à quartz, cette nouvelle horloge est dix milliards de fois plus précise.

Cette avancée en physique a des implications potentielles importantes. Cela non seulement pour la précision dans la mesure du temps universel mais aussi par exemple sur le GPS et un ensemble de capteurs de différentes forces comme la gravité, le champ magnétique et la température.

afp/gchi

Publié le 23 août 2013 à 07:42 - Modifié le 23 août 2013 à 08:03

La lumière utilisée

Comme toutes les pendules, les horloges atomiques maintiennent la mesure du temps en se basant sur la durée d'une seconde correspondant à un phénomène physique qui se reproduit régulièrement.

Alors que les pendules mécaniques utilisent l'oscillation d'un balancier, les horloges atomiques s'appuient sur la fréquence toujours constante de la lumière nécessaire pour faire vibrer un atome de césium, la référence internationale actuelle.

Une révolution temporelle?

L'horloge s'appuie sur quelque 10'000 atomes d'ytterbium. Ces atomes sont piégés dans des puits optiques formés de rayons laser.

Un autre laser "bat" 518'000 milliards de fois par seconde. Il crée une transition entre deux niveaux d'énergie qui assure une vibration d'une régularité encore plus grande qu'avec un atome de césium et pourrait conduire à une nouvelle définition internationale de la seconde et donc du temps universel.