Modifié le 20 novembre 2012 à 19:56

La Suisse nommée co-présidente de l'Agence spatiale européenne

Le siège de l'Agence spatiale européenne (ESA) à Paris.
Le siège de l'Agence spatiale européenne (ESA) à Paris. [Loïc Venance - ]
L'Agence spatiale européenne (ESA), dont la réunion ministérielle se déroule mardi et mercredi en Italie, va porter la Suisse et le Luxembourg à sa co-présidence mardi, pour les trois à quatre ans à venir.

La Suisse va être nommée, avec le Luxembourg, à la co-présidence du Conseil de l'Agence spatiale européenne (ESA), mardi lors de la réunion ministérielle de l'ESA qui se déroule à Naples, en Italie. Ce rôle prestigieux doit permettre à la Confédération de montrer ses compétences au niveau international en matière de technologie spatiale.

L'avenir de la recherche spatiale en Europe est en question lors de cette réunion. Les ministres des 20 Etats membres doivent en effet décider comment les programmes de l'ESA seront menés et financés à long terme, malgré la situation économique difficile.

"Grande chance" pour la Suisse

La Suisse, qui fait partie des membres fondateurs de l'organisation, occupera pour la première fois le poste de co-présidente, et ce pour les trois à quatre années à venir. Pour la Confédération, il s'agit d'"une grande chance", selon Kamlesh Brocard, porte-parole du domaine spatial au Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche (SER). "Elle peut ainsi montrer à l'étranger ses compétences en matière technologique".

Un certain nombre d'appareils de haute technologie embarqués à bord des fusées et des satellites de l'ESA sont en effet "made in Switzerland". Parmi eux figurent par exemple les montres atomiques des satellites pour le système de navigation Galileo, ou encore des éléments de revêtement de la fusée Ariane.

Effet positif à l'interne attendu

En outre, alors que le nouveau plan financier de 7 ans de l'UE doit entrer en vigueur en 2014, "la Suisse peut faire valoir ses points forts", estime Kamlesh Brocard. En tant que présidente, elle peut assurer la stabilité et la progression du programme de l'ESA dans des Etats qui n'ont pas tous les mêmes intérêts. Des "vertus suisses" comme la neutralité et la maîtrise de la médiation pourraient ici préparer le terrain.

Le SER espère aussi de cette co-présidence un effet positif à l'interne, sous la forme d'un soutien et d'un encouragement aux chercheurs, à la relève et à l'industrie de la haute technologie.

ats/ptur

Publié le 20 novembre 2012 à 08:28 - Modifié le 20 novembre 2012 à 19:56