Modifié le 14 juin 2012 à 13:05

AirBurr, le robot volant de l'EPFL conçu pour supporter les collisions

Le fuselage en fibre de carbone, tel un exosquelette, protège les parties vitales d'AirBurr alors que ses quatre pattes rétractables le sortent des situations les plus complexes.
Le fuselage en fibre de carbone, tel un exosquelette, protège les parties vitales d'AirBurr, alors que ses quatre pattes rétractables le sortent des situations les plus complexes. [EPFL - ]
Il s'appelle AirBurr, c'est un robot volant imaginé par des chercheurs de l'EPFL. Il est prévu pour se faufiler dans un décor chaotique sans craindre les chocs et exploite même les collisions pour se déplacer.

Des chercheurs de l'EPFL ont construit un robot volant baptisé "AirBurr" qui ne craint ni les collisions ni les chutes. Construit pour explorer des zones confinées, des endroits encombrés ou dangereux, il cherche sciemment le contact et peut évoluer sans craindre l'accident.


Contrairement à d'autres robots volants qui tentent à tout prix d'éviter les obstacles, AirBurr est conçu pour supporter les chocs. Ses algorithmes de navigation, imaginés au Laboratoire de systèmes intelligents de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), lui permettent d'exploiter les collisions pour se déplacer.



"Il y a quatre ans, nous avions imaginé un robot volant capable d'esquiver les obstacles", explique Adam Klaptocz, en charge du projet, cité jeudi dans une communiqué de l'EPFL. "Mais dans un décor chaotique il n'était pas fiable et finissait toujours par toucher quelque chose, s'écraser et ne plus se relever".


Utile en cas de catastrophe

Le chercheur a donc imaginé un hélicoptère robuste et autonome, capable de rester en vol en cas de collision et de se redresser après une chute. L'équipe de chercheurs vient de publier les résultats de ses recherches dans "IEEE Transactions on Robotics".


Comme on l'a vu lors de la catastrophe de Fukushima, les drones envoyés sur place étaient incapables de s'approcher et ne pouvaient récolter que des informations très parcellaires, note l'EPFL. AirBurr, lui, trouve son chemin au contact de son environnement.


AirBurr pourra également évoluer afin de supporter des conditions extrêmes comme le contact de l'eau, la chaleur ou les radiations. Les ingénieurs travaillent déjà sur une version améliorée.


ats/vtom


Publié le 14 juin 2012 à 12:29 - Modifié le 14 juin 2012 à 13:05

Automatisé au maximum

Le fuselage en fibre de carbone, tel un exosquelette, protège les parties vitales d'AirBurr.

Ses quatre pattes rétractables le sortent des situations les plus complexes, même coincé sous une table.

Ses deux hélices installées sur le même axe lui permettent de bénéficier d'une meilleure poussée et de tourner sur lui-même.

Grâce à ses accéléromètres et gyroscopes, il contrôle automatiquement son orientation.

"On l'a automatisé au maximum", précise Adrien Briod, qui a travaillé sur les algorithmes: "On lui donne des indications générales comme celle de se relever s'il est à terre mais il effectue seul la manoeuvre".