Modifié le 05 septembre 2011 à 23:05

Un tiers des Européens a des troubles neurologiques

Les problèmes neurologiques touchent un tiers des Européens.
Les problèmes neurologiques touchent un tiers des Européens. [APA - ]
Selon une étude publiée lundi, plus d'un tiers des Européens souffrent de problèmes ou de maladies neurologiques, comme l'anxiété, l'insomnie, la dépression ou les dépendances. Un chiffre qui n'a pas changé depuis la dernière étude il y a six ans.

Les chercheurs du Collège européen de neuropsychopharmacologie (ECNP) se sont intéressés aux problèmes neurologiques des habitants de 30 pays, à savoir les 27 de l'UE plus la Suisse, l'Islande et la Norvège, ce qui représente 514 millions d'habitants. L'étude prend en compte toute la gamme des maladies mentales ou neurologiques dans toutes les tranches d'âges.


Selon cette analyse, publiée dans European Neuropsychopharmacology, il apparaît que 38,2% de la population souffrent de troubles concernant le cerveau.


Les troubles anxieux surtout

Les maladies les plus fréquentes sont les troubles anxieux (14%), l'insomnie (7%), la dépression majeure (6,9%), les troubles somatoformes (où coïncident des symptômes physiques et psychologiques) (6,3%), la dépendance de l'alcool ou des drogues (4%), le déficit d'attention avec hyperactivité (5% chez les jeunes), la démence (30% chez les plus de 85 ans).


En outre, "des millions de patients souffrent de maladies neurologiques telles qu'ictus apoplectique, traumatismes cérébraux, maladie de Parkinson et sclérose en plaques", selon le communiqué de l'ECNP.


Pas d'augmentation depuis 2005

Il n'y a pas d'augmentation du taux d'ensemble depuis l'étude précédente, en 2005, sauf pour la démence, du fait de l'augmentation de l'espérance de vie.


L'ECNP note encore qu'un tiers seulement des malades reçoivent un traitement, et que les maladies du cerveau représentent 26,6% des maladies dans ces pays européens. "Une action concertée prioritaire est nécessaire à tous les niveaux, y compris une augmentation substantielle du financement dans les domaines de la recherche fondamentale et clinique comme dans celui de la santé publique", conclut l'étude.


L'ECNP, qui tient actuellement son congrès à Paris, est une association scientifique paneuropéenne fondée en 1987 dans le but de promouvoir la recherche en neurosciences.


afp/boi


Publié le 05 septembre 2011 à 23:00 - Modifié le 05 septembre 2011 à 23:05