Modifié le 28 juin 2010 à 13:56

Les tiques infectieuses gagnent du terrain

Pour établir la carte, les chercheurs ont prélevé plusieurs centaines de tiques dans plusieurs régions .
Pour établir la carte, les chercheurs ont prélevé plusieurs centaines de tiques dans plusieurs régions . [Keystone]
Les zones infectées de tiques porteuses du virus de la méningo-encéphalite sont plus nombreuses que supputées en Suisse. Une étude a permis de détecter plusieurs nouveaux foyers infectieux, y compris dans des régions considérées jusqu'à présent comme exemptes de tiques.

Une nouvelle carte établie par le Laboratoire de Spiez et
publiée mardi révèle l'existence de nouvelles zones à risque. C'est
le cas notamment des régions valaisannes de Turtig-Rarogne et de
Salgesch, de Cudrefin dans le canton de Vaud, et de Rances au
dessus d'Yverdon-les-Bains.

Taux de tiques infectées

L'étude se fonde sur le taux effectif de tiques infectées par le
virus et complète ainsi la précédente carte qui indiquait
uniquement les zones à risque établies sur la base de cas de
méningo-encéphalite déclarés.





Pour l'établir, les chercheurs ont prélevé plusieurs centaines de
tiques dans plusieurs régions et ont regardé combien d'entre elles
étaient porteuses du virus. Par exemple, à Cudrefin (VD) sur les
bords du Lac de Neuchâtel, une seule tique sur les 500 investiguées
était positive.

Une cartographie évolutive

Les triangles rouges indiquent les zones à
risque.
Les triangles rouges indiquent les zones à risque. [DR]
La nouvelle carte ne rend toutefois
compte que d'une situation à un moment donné dans des zones passées
sous revue. Elle ne peut donc être généralisée à toute une région
ou à une longue période, précise le Laboratoire de Spiez.





Le laboratoire rappelle que la méningo-encéphalite à tiques est
une maladie virale qui touche le système nerveux central. Si chez
quelque 70% des personnes infectées, aucune réaction ne se déclare,
chez les autres, des symptômes pseudo-grippaux peuvent apparaître
une à deux semaines après la piqûre.





Et 15% des personnes infectées développent une deuxième phase de
la maladie, au cours de laquelle les virus attaquent le système
nerveux.

Vaccin recommandé

Et même si seules 1% des personnes concernées décèdent des
suites de la maladie, les autorités sanitaires recommandent à
toutes les personnes vivant dans les zones d'endémie de se faire
vacciner.





Ats/ yb

Publié le 11 mai 2010 à 16:29 - Modifié le 28 juin 2010 à 13:56