Modifié le 28 juin 2010 à 13:56

Hausse des gaz à effet de serre en 2008

En cas de besoin, il est possible d'utiliser la bande d'arrêt.
L'augmentation des transports, en raison de la conjoncture encore favorable en 2008, pourrait aussi avoir contribué à cette hausse. [Keystone]
Malgré les exigences du protocole de Kyoto, la Suisse a produit davantage de gaz à effet de serre en 2008 qu'en 2007. La hausse, 1,6 million de tonnes de gaz, est lié à l'hiver rigoureux et au tourisme à la pompe, selon le dernier inventaire national remis à l'ONU.

Les émissions de gaz à effet de serre se sont élevées à 53,2
millions de tonnes d'équivalents CO2 en 2008, a indiqué lundi
l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Cela correspond à 0,5%
de plus qu'en 1990 ou à un dépassement de 4,6 millions de tonnes du
seuil fixé dans le Protocole de Kyoto.





La Suisse s'est engagée à réduire ses émissions de 8% entre 2008
et 2012 par rapport à 1990. Malgré la prise en compte des puits de
carbone des forêts (0,8 million de tonnes) et des certificats
étrangers (2,2 millions de tonnes), la valeur déterminante dépasse
encore de 1,6 million de tonnes (3%) la limite fixée pour la
période de 2008 à 2012.

Avant la crise

Par rapport à 2007, les émissions dues aux combustibles ont crû
de 4%, en raison des températures froides de l'hiver 2008. Les
émissions liées aux carburants (essence et diesel) ont quant à
elles connu une hausse de 2 %, vraisemblablement en raison du
tourisme à la pompe en Suisse.





L'augmentation des transports, en raison de la conjoncture encore
favorable en 2008, pourrait aussi avoir contribué à cette hausse.
Les émissions issues de l'agriculture se sont elles aussi
légèrement accrues, tout comme les rejets dus au secteur des
déchets.





ats/ap/cht

Publié le 26 mai 2010 à 11:42 - Modifié le 28 juin 2010 à 13:56

Berne se montre optimiste

L'OFEV se montre toutefois optimiste sur les chances de la Suisse d'atteindre son objectif de réduire de 8% ses émissions des principaux GES d'ici à 2012.

L'augmentation de 12 à 36 francs au 1er janvier 2010 de la taxe sur le CO2 prélevée sur les combustibles, le programme d'assainissement des bâtiments fort de 2 milliards de francs, l'hiver 2009 moins rigoureux, la chute de l'euro et la crise économique devraient permettre de réduire la consommation d'énergies fossiles.

L'OFEV table sur un recul pour 2009 et relève que, selon ses estimations, la Suisse a tout juste atteint l'objectif fixé dans le Protocole de Kyoto l'an dernier.

Les températures hivernales ont été plus clémentes. La chute de l'euro a limité le tourisme à la pompe et la crise économique se traduira certainement par une baisse de la consommation d'énergie, a précisé l'office.

Un nouveau bilan sera calculé vers la fin de l'été 2010, lorsque les données des émissions liées à la combustion d'agents énergétiques fossiles seront disponibles et lorsque les effets de la crise économique sur les émissions pourront être mieux évalués.