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Climat: encore de nombreux obstacles à surmonter

Yves de Boer, haut responsable de l'ONU pour le climat, déplore les divisions entre pays. [Reuters]
Yves de Boer, haut responsable de l'ONU pour le climat, déplore les divisions entre pays. [Reuters]
La méfiance plombe les négociations post-Copenhague. Après trois jours de discussions, les 175 diplomates ont péniblement esquissé dimanche à Bonn, en Allemagne, un calendrier de travail. Avant le prochain rendez-vous de Caucun (Mexique), de nombreuses divisions restent à aplanir.

"Si nous assistons à un autre échec à Cancun, cela entraînera
une grave perte de confiance sur l'efficacité de ce processus", a
mis en garde Yves de Boer, plus haut responsable de l'ONU chargé du
climat.

Solutions applicables

Le diplomate est prudent et pense qu'il faudra probablement
attendre le rendez-vous suivant, en Afrique du Sud fin 2011, pour
aboutir à un traité légalement contraignant.

En attendant, l'objectif est de proposer des solutions concrètes
et applicables: une aide aux pays les plus exposés au dérèglement
climatique, des transferts de technologies vertes ou encore la
lutte contre la déforestation (environ un cinquième des émissions
mondiales de gaz à effet de serre).

Engagements insuffisants

Mais les obstacles s'annoncent nombreux. Le programme de travail
présenté dimanche soir propose deux réunions supplémentaires d'ici
Cancun et un compromis alambiqué sur la prise en compte de l'accord
de Copenhague.

Le document adopté de Bonn ne contient aucune référence explicite
à l'accord de Copenhague. Il devra servir de base de travail aux
éventuelles décisions à Cancun.

Les engagements restent plus le moment insuffisants pour espérer
réduire par la moitié les émissions mondiales d'ici 2050.

ats/cc

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Copenhague: un texte impuissant

La déclaration de Copenhague veut limiter la hausse de la température de la planète à deux degrés, mais elle reste très évasive sur les moyens d'y parvenir.

Le texte prévoit un financement à court terme pour les pays les plus vulnérables (32 milliards de francs entre 2010 et 2012) et à moyen terme (107 milliards par an d'ici 2020).

Mais ce document n'a pas été adopté par les délégués des quelque 190 pays rassemblés à Copenhague. Ils en ont simplement "pris note".