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Le kakapo, perroquet le plus lourd du monde, se reproduit de mieux en mieux

Le kakapo est le seul perroquet au monde à être nocturne et qui ne vole pas. Il est endémique à la Nouvelle-Zélande. [Andrew Digby - Department of Conservation, New Zealand]
Le kakapo, perroquet le plus lourd du monde, se reproduit de mieux en mieux / Le Journal horaire / 28 sec. / le 9 août 2022
La population du kakapo, un perroquet de Nouvelle-Zélande menacé d'extinction, a augmenté de 25% l'année dernière pour atteindre 252 oiseaux, grâce notamment au succès de l'insémination artificielle, a indiqué mardi le ministère de la conservation du pays.

Les kakapos, les perroquets les plus lourds du monde, ne peuvent pas voler pour se protéger des prédateurs. L'espèce avait quasiment disparu il y a une cinquantaine d'années.

Le problème a été exacerbé par la consanguinité et la très faible fertilité: seuls 50% des œufs sont fécondés. Par ailleurs, la saison de la reproduction de ce "perroquet-hibou" n'intervient que tous les deux ou trois ans, lorsque les baies de rimu - dont se nourrissent les femelles - sont nombreuses.

Il faut dire que ses habitudes reproductives sont loin d'être communes. Pour se reproduire, le mâle émet un son qui s'entend à la ronde. Les femelles viennent alors rejoindre leurs congénères et s'accouplent avec celui qui leur plaît le plus.

>> Découvrir le Grand Format sur l'espèce: Le kakapo, un trésor de l'évolution

Espèce menacée

La population de kakapo est aujourd'hui à son niveau le plus élevé depuis les années 1970. "Il n'y avait que 86 kakapos lorsque j'ai commencé à travailler comme garde forestier en 2002. Ce chiffre était effrayant. Le fait d'avoir une saison de reproduction avec 55 poussins est une étape très positive", constate Deidre Vercoe, à la tête du programme de conservation du kakapo.

Ce programme, créé en 1995, est le fruit d'une collaboration entre le ministère de la conservation de la Nouvelle-Zélande, la tribu maorie Ngai Tahu et des bénévoles qui aident à surveiller les nids.

Le succès de cette saison est lié en grande partie à la quantité de fruits sur les pins rimu et à l'insémination artificielle qui a donné naissance à huit poussins contre seulement cinq au cours de la décennie précédente, explique Deidre Vercoe.

>> Un court portrait du kakapo par le National Geographic Wild France:

reuters/doe

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