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Les espaces verts peuvent avoir un impact majeur sur la pollution sonore

Les espaces verts ont un effet positif non seulement sur le climat urbain, mais aussi sur notre perception du bruit. [Martial Trezzini - Keystone]
Habiter ou travailler à proximité d'un espace vert réduit l'impact du bruit / La Matinale / 1 min. / le 13 janvier 2021
Plus l'environnement est vert, plus le bruit des avions est dérangeant, selon une étude de l'Empa. En revanche, les espaces verts contribuent à réduire les nuisances sonores des routes et des chemins de fer.

De nombreuses études montrent que les espaces verts ont un effet positif non seulement sur le climat urbain, mais aussi sur notre perception du bruit. Un environnement approprié peut avoir un impact majeur sur notre perception des nuisances sonores, selon une étude publiée mardi par le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa).

Les chercheurs de l'Empa ont comparé les données sur les espaces verts en Suisse avec les résultats d'une enquête réalisée en 2019 sur la pollution sonore due au bruit du trafic routier, ferroviaire et aérien. Environ 5600 personnes ont participé à cette enquête.

Perception du bruit réduite

Les scientifiques ont ainsi pu déterminer comment les zones de loisirs affectent la perception du bruit. Conclusion de l'étude: les parcs et les espaces verts contribuent à réduire la perception du bruit causé par le trafic routier et les trains. Plus l'espace de loisirs est proche de son domicile, moins la gêne subjectivement perçue des émissions sonores est importante.

En revanche, plus nous avons d'espaces verts, plus nous nous sentons perturbés par le bruit des avions. "Si nous pouvons échapper au bruit des routes ou des trains en marchant un peu plus loin, nous ne pouvons pas faire de même avec le bruit des avions", explique Beat Schäffer, de la division "acoustique / réduction du bruit" de l'Empa.

Nous sommes presque impuissants face au bruit aérien, car nous ne pouvons pas échapper au bruit en nous éloignant de la source sonore. "Etre à la merci du bruit" peut nous amener à le percevoir comme plus dérangeant, souligne le scientifique.

ats/ebz

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