Modifié le 28 juin 2010

Le wi-fi gratuit va envahir Genève

Le duel en France: un homme, une femme
On pourra bientôt surfer pendant qu'on admire le jet d'eau [Keystone]
La Ville de Genève va largement s'équiper de bornes wi-fi pour accéder gratuitement à internet. Elle a dévoilé vendredi les grandes lignes de son projet de démocratisation de l'accès à la toile.

Les bornes pousseront cet été dans la petite rade, cet automne
dans le Jardin botanique et ensuite sur la Plaine de Plainpalais. A
l'horizon 2008 2009, c'est la rade en entier qui devrait être mise
à l'heure du sans fil.





L'intégration numérique est une priorité pour la Ville de Genève,
a indiqué Pierre Maudet, conseiller administratif à la tête du
département de l'environnement urbain. En contribuant à la
démocratisation d'internet, la Municipalité veut réduire le fossé
numérique entre les personnes aisées et les plus pauvres.

Déjà aux Bastions

La ville n'en est pas à son coup d'essai dans l'installation des
bornes Wi-Fi. Le parc des Bastions est équipé depuis juillet 2005
avec succès. Au total, 3200 personnes se sont connectées à ce
réseau sans fil pour 23'000 heures cumulées entre juillet 2005 et
décembre 2006.





En juin, les piscines des Vernets et de Varembé ainsi que les
centres sportifs de la Queue-d'Arve et du Bout-du-Monde ont eu
droit à leur réseau sans fil. Plusieurs bibliothèques ont aussi été
équipées avec des ordinateurs à disposition. Le Grütli et le Musée
d'Art et d'histoire font également partie du lot.

Filtres de sécurité

Les coûts de ce projet sont modérés, car c'est la direction des
systèmes d'information de la ville qui se charge des installations,
a souligné Patrice Mugny, maire de Genève. Le coût estimé pour
l'équipement du Parc des Bastions est d'environ 20'000 francs. La
couverture de la petite rade devrait atteindre 50'000 francs.





Au niveau sécurité, des filtres empêchent les internautes de se
connecter à des sites de pornographie dure et de pédophilie, a
pécisé Eric Favre, de la direction des systèmes d'information. Ces
filtres mis à jour régulièrement sont efficaces quasiment à 100%,
estime ce spécialiste.





ats/boi

Publié le 29 octobre 2007 - Modifié le 28 juin 2010

Pas une première en Romandie

Genève n'est pas la première ville romande à s'équiper en wi-fi gratuit.

Vevey a fait figure de pionnier en le proposant dès 2004 sur ses quais.

Lausanne, Yverdon-les-Bains et Montreux ont aussi installé le wi-fi à certains endroits.

Comment est né le terme wi-fi ?

Selon wikipédia, le terme wifi est largement connu pour être la contraction de Wireless Fidelity, mais c'est une explication erronée.

En fait, le groupe qui a développé cette technologie avait demandé à une agence de publicité de lui proposer un nom plus facile à utiliser que le nom d'origine "IEEE 802.11b Direct Sequence".

L'agence leur a proposé une dizaine de noms et wi-fi a été choisi, car il sonnait un peu comme hi-fi. Initialement, cela n'avait pas un sens précis, mais pour que le grand public comprenne mieux de quoi il s'agissait, le groupe présente ce nom avec le slogan: "The Standard for Wireless Fidelity" ("le standard en terme de fidélité du sans-fil").