Publié

Un éclair record de 709 kilomètres de long au Brésil

L’éclair de 709 km qui a zébré le ciel du Brésil en 2018. [Organisation météorologique mondiale]
L’éclair de 709 km qui a zébré le ciel du Brésil en 2018. / Le Journal horaire / 20 sec. / le 26 juin 2020
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé jeudi qu'un éclair qui a traversé le ciel du Brésil sur une distance de plus de 700 kilomètres le 31 octobre 2018 détenait le record de la plus grande longueur jamais enregistrée.

La longueur de l'éclair qui a zébré le ciel du Brésil en 2018 correspond à la distance entre Boston et Washington, aux Etats-Unis, ou entre Londres et la frontière suisse, près de Bâle, selon l'OMM.

Un autre record a été validé par les experts de l'organisation basée à Genève, celui de l'éclair qui a duré le plus longtemps: un seul éclair qui s'est déployé dans le ciel du nord de l'Argentine le 4 mars 2019 pendant 16,73 secondes, la durée la plus longue jamais observée pour un seul éclair.

Ces deux records de longueur et de durée sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés précédemment. Le précédent record de longueur était celui de l'éclair de 321 kilomètres de long, enregistré le 20 juin 2007 dans l'Etat américain de l'Oklahoma. Le précédent record de durée, 7,74 secondes, a été mesuré le 30 août 2012 dans le sud de la France.Localisation des éclairs les plus longs en distance et en durée [Organisation métérologique mondiale]Localisation des éclairs les plus longs en distance et en durée [Organisation métérologique mondiale]

Nouvelles technologies

Les nouveaux records ont pu être validés grâce aux récents progrès réalisés dans la cartographie des éclairs grâce aux instruments installés à bord des satellites d'observation qui permettent de mesurer en continu "la longueur et la durée des éclairs sur de vastes étendues géo-spatiales", a déclaré Randall Cerveny, rapporteur en chef du comité d'experts.

Ces nouvelles technologies ont permis la détection "d'extrêmes connus sous le nom de méga-éclairs qui auparavant n'étaient pas observés", selon Michael J. Peterson, du Laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis.

afp/ddup

Publié