Modifié le 16 mars 2020 à 22:30

Comment se prémunir contre les fausses informations sur le Covid-19?

Les explications de Christophe Schenk sur les infox qui circulent sur le coronavirus.
Les explications de Christophe Schenk sur les infox qui circulent sur le coronavirus. 19h30 / 1 min. / le 16 mars 2020
Alors que l'épidémie de Covid-19 est déclarée, de nombreuses fausses informations circulent dans les médias, sur les réseaux sociaux et sur les services de messageries. Plusieurs indices permettent cependant de différencier une vraie d'une fausse information.

Depuis le début de la crise sanitaire, les nouvelles sur le Covid-19 sont légion et avec elles leurs lots de "fake news". Depuis plusieurs jours, des listes de faux remèdes miracles qui permettraient de prévenir voire d'éliminer le nouveau coronavirus foisonnent sur les réseaux sociaux.

>> Lire: Manger de l'ail, boire chaud, s'exposer au soleil: de faux remèdes contre le Covid-19 en circulation

Mais des informations erronées, plus graves et propices à créer la panique, circulent sur les services de messageries. Dernier exemple en date, deux enregistrements audios ont été partagés des centaines de fois sur WhatsApp le week-end dernier.

L'un faisait état d'une situation apocalytique au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), ce qui a été formellement démenti par l'établissement. L'autre, émanant prétendument des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), annonçait un pic des cas au bout du Lac Léman dans les 48 heures. Là encore, les HUG ont infirmé être à l'origine de ce message.

Plusieurs indices pour différencier un vraie information d'une fausse

Comment être certain de la véracité d'une information? Il y a plusieurs indices. Le premier est la forme que prend cette information. Les HUG ne communiquent ainsi jamais au travers de messages audios. Dans le cas d'un article, la nature du site qui publie l'information est aussi très importante. Les médias parodiques dévoilent par exemple la supercherie dans leur descriptif.

Il est en outre à noter que les grands établissements hospitaliers de même que les gouvernements cantonaux (voir encadré) ou encore l'Office fédéral de la santé publique communiquent directement sur leurs sites internet respectifs et relaient ces informations via Twitter ou Facebook.

En cas de doute, il suffit donc de se rendre sur le site internet ou les comptes réseaux sociaux de la structure concernée afin d'observer si l'on retrouve l'information ou s'il y un démenti, ce qui était le cas ce week-end avec le message vocal mettant en cause le CHUV ou celui attribué aux HUG.

>> La page internet du CHUV consacrée au coronavirus: www.chuv.ch/coronavirus

>> La page internet des HUG consacrée au coronavirus: www.hug-ge.ch/coronavirus

S'appuyer sur les sites de "fact-checking"

De nombreux médias, à l'instar de RTSinfo, proposent des dossiers très complets pour répondre aux questions de la population et lui permettre de rester informée.

Face aux rumeurs persistantes qui bruissent sur les réseaux sociaux, plusieurs sites de "fact-checking" démontent point par point les informations lorsqu'elles sont fausses.

C'est notamment le cas de Factuel, le service de vérification de l'agence de presse AFP qui a mis en ligne une page dédiée au coronavirus. Lundi en fin de journée, il avait déjà déniché plus de quarante fausses informations.

Le quotidien Le Monde propose un service similaire avec sa plateforme Les Décodeurs, de même que Libération avec CheckNews.

Christophe Schenk/kg

Publié le 16 mars 2020 à 19:31 - Modifié le 16 mars 2020 à 22:30

Les pages internet des cantons romands consacrées au coronavirus

Chaque canton romand possède sa propre page internet dédiée au nouveau coronavirus, avec des mises à jour régulières en fonction de l'évolution de la situation. Cliquez sur votre canton pour un accès direct:

- Genève

- Vaud

- Fribourg

- Valais

- Neuchâtel

- Jura

- Berne