Modifié le 28 septembre 2019 à 08:46

Facebook veut désormais lire vos pensées

Facebook a acheté l'entreprise CTRL-labs entre 500 millions et 1 millards de dollars, selon Bloomberg.
Facebook aimerait désormais lire dans vos pensées La Matinale / 1 min. / le 25 septembre 2019
C'est la dernière barrière entre l'Homme et la machine qui pourrait tomber. Le géant américain Facebook a annoncé cette semaine l’achat de Ctrl-labs, une start-up new-yorkaise qui cherche à détecter les pensées.

Créer un lien direct entre le cerveau et l'ordinateur. C’est le rêve de Facebook. Le géant américain a annoncé l’achat de Ctrl-labs. La start-up new-yorkaise développe un bracelet qui permet d’intercepter les ordres, les impulsions électriques que votre cerveau envoie à votre main. Vous n’avez même plus besoin de bouger. Le bracelet détecte l’intention.

"Nous savons qu'il existe des moyens plus naturels et intuitifs d'interagir avec les appareils et la technologie. Et nous voulons les construire. C'est pourquoi nous avons convenu d'acquérir CTRL-Labs", affirme dans un post Andrew Bosworth, le patron de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée chez Facebook.

Interagir sans dispositif

Ricardo Chavarriaga, chercheur affilié à l'EPFL, esquisse ce que peut permettre cette nouvelle techologie. "Elle permet d'interagir avec la machine, sans avoir besoin d'un dispositif dans la main. On peut par exemple lire les informations sur les réseaux sociaux ou faire des likes sans devoir bouger la souris ou le doigt. Je peux écrire un mail, les mains dans les poches".

Ce bracelet, encore en développement, se limite aux activités de la main. Il ne décode pas toutes les pensées. Mais les ambitions de Facebook ne s'arrêtent pas là. Ses chercheurs travaillent déjà sur un modèle de lunettes de réalité augmentée, en partenariat avec Ray-Ban selon CNBC. L'objectif est de livrer les informations directement sur les verres (films, météo, actualité,...). La technologie de détection des pensées pourrait être utile.

Les regards se tournent également vers le casque de réalité virtuelle Oculus (racheté en 2014 par Facebook). Il pourrait ainsi être possible de saisir des objets virtuels dans le monde virtuel avec la technologie de CTRL-labs. Fini les manettes.

Facebook met le prix

Et le géant numérique met le prix pour être à la pointe dans le domaine. Il aurait d'ailleurs investi entre 500 millions et un milliard de dollars pour acheter Control-Labs, selon Bloomberg. Andrew Bosworth espère construire ce type de technologie à grande échelle et l'intégrer rapidement dans les produits grand public.

Quel est l'intérêt du géant américain? Ricardo Chavarriaga estime que "Facebook peut offrir des nouvelles façons d'interagir avec sa plateforme, mais aussi disposer d'une nouvelle technologie pour acquérir des données sur les intentions et les préférences des utilisateurs".

Sandrine Hochstrasser/pw

Publié le 28 septembre 2019 à 08:44 - Modifié le 28 septembre 2019 à 08:46

Neuralink veut vous mettre une puce dans le cerveau

Après avoir rendu cool les voitures électriques (Tesla) et avant de vous envoyer sur Mars (Space X), le fantasque Elon Musk veut créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines. Son entreprise Neuralink a dévoilé une puce dotée de fils ultra-fins pouvant être implantés dans le cerveau par un robot, qui ressemble à une sorte de machine à coudre ultra-précise. Le but est pour le moment de contrôler directement un smartphone grâce à la pensée. Cette technologie pourrait aussi s'étendre à un bras robotisé, a expliqué Elon Musk en juillet dernier lors d'une conférence de presse. Il reconnaît que ce ne sera pas possible du jour au lendemain.

A en croire Elon Musk, les avancées sont rapides. "Juste pour info, un singe a été capable de contrôler un ordinateur avec son cerveau", a lancé Musk. Les tests sur les humains sont prévus pour 2020. L'objectif avoué est de combattre certaines maladies affectant le cerveau ou la moëlle épinière.



Agences/PW