Publié le 20 avril 2019 à 07:32

Un prototype de coeur humain imprimé en 3D présenté en Israël

Lundi 15 avril: des scientifiques de l'université de Tel Aviv sont parvenus à imprimer un coeur en 3D avec des tissus humains.
Des scientifiques de l'université de Tel Aviv sont parvenus à imprimer un coeur en 3D avec des tissus humains. [Keystone/EPA]
Des scientifiques ont présenté cette semaine un prototype de coeur humain imprimé en 3D à partir de tissus humains et avec des vaisseaux. Ils saluent une avancée majeure dans le traitement des maladies cardiovasculaires et la prévention des rejets.

Les chercheurs de l'université de Tel-Aviv ont dévoilé ce coeur inerte de la taille d'une cerise, plongé dans un liquide. "C'est la première fois qu'on imprime un coeur dans son intégralité avec ses cellules et ses vaisseaux sanguins, c'est aussi la première fois qu'on utilise de la matière et des cellules provenant du patient", a déclaré le professeur Tal Dvir.

Des scientifiques étaient déjà parvenus à produire la structure d'un coeur par le passé, mais avec des éléments synthétiques ou naturels, et ne provenant pas du patient, au risque d'une réaction immunitaire de l'organisme.

Les auteurs disent avoir conçu un procédé permettant non seulement de produire, à partir de cellules prélevées sur le tissu du patient, l'hydrogel servant à façonner des patches cardiaques vascularisés parfaitement compatibles avec le receveur, mais aussi des structures cellulaires entières avec leurs principaux vaisseaux, comme des coeurs.

>> Le sujet de CQFD sur l'impression 3D dans la santé:

L'impression 3D promet de fabriquer des coeurs qui battent.
scharfsinn86 - Fotolia
CQFD - Publié le 18 septembre 2018

afp/boi

Publié le 20 avril 2019 à 07:32

De la taille d'un coeur de lapin

Selon les chercheurs, "si l'impression en 3D est considérée comme une approche prometteuse pour concevoir des organes dans leur intégralité, plusieurs difficultés demeurent".

A ce stade, les coeurs produits sont de la taille de celui d'un lapin mais leur taille pourra être augmentée afin de parvenir à celle d'un coeur humain.

La greffe sur un être humain est cependant encore lointaine, peut-être dans une dizaine d'années, estime Tal Dvir, en raison de nombreux défis médicaux et technologiques à relever.