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Couche d'ozone: le trou s'est agrandi

Le trou dans la couche d'ozone atteint un nouveau record en 2008. [Keystone]
Le trou dans la couche d'ozone atteint un nouveau record en 2008. [Keystone]
Le trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'est encore agrandi en 2008, a annoncé mardi l'ONU. A l'occasion de la Journée internationale de la couche d'ozone, l'ONU a demandé davantage d'efforts.

Généralement, la destruction de la couche d'ozone au-dessus de
l'Antarctique atteint son paroxysme fin septembre ou début octobre.
En 2008, le trou dans la couche d'ozone s'est formé relativement
tard.

Un trou de 27 millions de km2

Toutefois, ces deux dernières semaines, il s'est agrandi
rapidement, au point de dépasser désormais l'étendue maximale
atteinte en 2007, soit 27 millions de kilomètres carrés, alors que
sa superficie n'avait pas dépassé 25 millions de kilomètres carrés
en 2007. "Après avoir subi des assauts chimiques pendant des
décennies, la couche d'ozone aura peut-être besoin d'une
cinquantaine d'années pour se rétablir pleinement.

Lorsque l'environnement subit une détérioration aussi poussée, il
a besoin d'énormément de temps pour s'en remettre", a souligné le
secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon, dans son message publié
pour cette Journée.

Changement climatique

Les scientifiques sont de plus en plus conscients des relations
possibles entre l'appauvrissement de la couche d'ozone et le
changement climatique, souligne l'agence de l'ONU. En effet,
l'augmentation de concentration des gaz à effet de serre dans
l'atmosphère entraîne une hausse des températures dans la
troposphère et à la surface du globe. En même temps, il se produit
un effet de refroidissement dans la stratosphère, aux altitudes où
se trouve la couche d'ozone.

ats/lan

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Continuer la lutte

Ces dernières décennies, on a effectivement observé un refroidissement de la stratosphère en hiver, en Arctique comme en Antarctique.

Cette baisse des températures facilite les réactions chimiques qui détruisent l'ozone.

Dans le même temps, on a constaté une progression annuelle d'environ 1% de la quantité de vapeur d'eau présente dans la stratosphère.

Or, une stratosphère plus froide et plus humide favorise la formation de nuages stratosphériques polaires, ce qui devrait accentuer la déperdition d'ozone dans les régions polaires des deux hémisphères.

Les changements observés dans la stratosphère pourraient retarder la reconstitution de la couche d'ozone.

Il est donc capital que les bailleurs de fonds continuent de financer les travaux de recherche sur l'ozone stratosphérique et les effets nocifs du rayonnement ultraviolet, affirme l'ONU.