Modifié le 25 septembre 2018 à 22:37

Environ 300 personnes manifestent à Lausanne contre les violences policières

Près de 300 personnes manifestent à Lausanne contre les violences policières suite à la mort d'un Nigérian en février.
Près de 300 personnes manifestent à Lausanne contre les violences policières suite à la mort d'un Nigérian en février. 19h30 / 1 min. / le 25 septembre 2018
Quelque 300 personnes se sont rassemblées mardi à Lausanne et ont "demandé justice" pour Mike, un Nigérian de 40 ans, décédé d'un arrêt cardiaque à la suite d'une interpellation musclée. Elles ont aussi dénoncé le "racisme" de la police.

"Mike est mort. Il a été brutalisé par la police. Nous sommes là pour dire que la vie des Noirs compte", a lancé un manifestant sur les marches de la place Chauderon. Tout autour de lui, des pancartes disaient, en français et en anglais, "Break the silence on racism" ou encore "Stop aux violences policières".

La manifestation était organisée à l'appel du collectif Jean Dutoit avec le soutien d'une vingtaine d'associations et de mouvements. Les intervenants ont dénoncé le délit de faciès et les discriminations. Ils ont demandé que les personnes noires soient traitées comme les autres citoyens.

Homicide pas négligence

Après le décès de Mike, le 28 février dernier, la justice a ouvert une enquête et plusieurs policiers sont prévenus d'homicide par négligence, révélait la semaine dernière la RTS.

>> Lire aussi: L'autopsie de l'homme mort lors d'un contrôle à Lausanne exclut l'overdose

La lecture du rapport d'autopsie diverge selon les parties. "Il est mort d'un racisme brutal, pas d'une overdose de cocaïne", a lancé un des orateurs. Les circonstances de sa mort relèveraient de l'homicide intentionnel par dol éventuel, ce qui signifie que le comportement brutal des policiers rendait possible une issue mortelle, selon le député Jean-Michel Dolivo.

Pour l'élu d'Ensemble à Gauche, la municipalité doit "suspendre jusqu'au procès les agents qui sont intervenus lors de cette interpellation. C'est un minimum. Ils doivent être mis à pied".

Cause non établie

La semaine dernière, les avocats des policiers avaient expliqué dans un communiqué que Mike était décédé d'un arrêt cardio-respiratoire dont la cause n'a pas pu être établie. Et que le rapport d'expertise ne permettait "aucunement de requalifier le chef de prévention en homicide intentionnel".

"On ne peut en aucun cas déduire un usage disproportionné de la force", écrivaient-ils.

ats/rens

Publié le 25 septembre 2018 à 21:55 - Modifié le 25 septembre 2018 à 22:37