Modifié le 27 février 2019 à 15:52

Interdit en Suisse, le jet-ski est autorisé du côté français du Léman

Un jet-ski sur le lac de Neuchâtel (image d'illustration).
La pratique du jet-ski crée la discorde sur le Léman Le 12h30 / 2 min. / le 05 juillet 2017
Le jet-ski suscite un vif débat côté français du Léman. Fin mai, la justice a autorisé sa pratique dans les eaux françaises. Mardi, le préfet de la Haute-Savoie a publié un nouvel arrêté pour l’encadrer. La Suisse suit le dossier de près.

Le combat dure depuis des années. Pascal Guarnieri, un passionné de ces engins, se bat pour légaliser la pratique du jet-ski sur le Léman. Fin mai, la justice française lui a donné raison, en cassant deux arrêtés préfectoraux, autorisant du même coup la circulation de ces embarcations sur la partie française du lac.

Mardi, le préfet de la Haute-Savoie a réagi. Il a publié un nouvel arrêté effectif dès jeudi, qui encadre la pratique. Le jet-ski est autorisé entre 10h et 18h, dans une zone définie. La mise à l’eau doit obligatoirement s'effectuer depuis une structure adaptée et la vitesse est limitée à 10km/h jusqu’à une distance de 600 mètres de la rive.

"Une demi-victoire"

"C'est une demi-victoire, car effectivement le but n'est pas atteint", estime Jean-Luc Giraud, l'avocat de Pascal Guarnieri. "Mais entre rien et tout, la situation d'aujourd'hui est une base de départ puisque la pratique du jet-ski est enfin autorisée."

Cette pratique suscite toutefois la colère de certains citoyens. Le collectif "le Léman sans jet-ski" organise un rassemblement samedi après-midi à Evian pour faire entendre son opposition à l'autorisation de ces scooters des mers sur le lac.

>> Lire: La mobilisation s'organise contre les jet-skis sur le Léman

Casse-tête juridique du côté helvétique

En Suisse, l'immatriculation des jet-skis demeure interdite. Les décisions prises côté français constituent un casse-tête pour les autorités helvétiques dans le cas où un jet-ski français venait naviguer dans les eaux suisses.

Après le verdict juridique du mois de mai, la police de la navigation genevoise avait décidé de traiter ces engins comme des bateaux de plaisance, avec les obligations qui en découlent et des amendes si elles ne sont pas respectées. Le nouvel arrêté en vigueur dès jeudi va l’obliger à réévaluer la situation.

Guillaume Rey/lgr

Publié le 05 juillet 2017 à 14:59 - Modifié le 27 février 2019 à 15:52