Modifié le 03 juillet 2017

Nuria Gorrite: "Le combat féministe fait partie de mes valeurs"

Nuria Gorrite brise les plafonds de verre en politique
Nuria Gorrite brise les plafonds de verre en politique 19h30 / 6 min. / le 02 juillet 2017
Invitée du 19h30 dimanche, la socialiste Nuria Gorrite, nouvelle présidente du Conseil d'Etat vaudois, a notamment rappelé l'importance de son combat pour les droits des femmes.

"J'accède à la présidence du Conseil d'Etat comme femme, mais ce n’est pas pour autant que les difficultés des femmes au quotidien sont terminées", a expliqué Nuria Gorrite sur le plateau du 19h30 (voir l'intégralité de son interview ci-dessus).

Combat pour l'accueil de jour

La socialiste a affirmé que le combat féministe faisait partie de ses "valeurs" car les femmes "doivent lutter plus que d'autres pour concilier travail et famille, pour ne pas additionner une double journée ou pour avoir une reconnaissance salariale. Ce sont des choses qui résonnent."

L'ancienne syndique de Morges a d'ailleurs rappelé avoir commencé sa carrière politique en défendant l'accueil de jour des enfants "à l'époque où ce n'était pas encore une politique publique". Elle s'est souvenue s'être "fait insulter en parlant de la nécessité de développer ce secteur".

A gauche comme à droite, on salue la capacité de Nuria Gorrite à fédérer, mais quelques élus à droite attendent toutefois que la ministre socialiste prenne davantage d'envergure politique.

>> Les réactions des politiques vaudois dans le Journal du matin:

Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat vaudois.
Le Journal du matin - Publié le 03 juillet 2017
 

kg/jvia

Publié le 02 juillet 2017 - Modifié le 03 juillet 2017

"Le canton de Vaud continue d'être prospère"

En regard de la péréquation financière intercantonale, le canton de Vaud est passé du rang des cantons contributeurs à celui de canton bénéficiaire.

"Le canton de Vaud continue d'être un canton prospère", rassure la nouvelle présidente du Conseil d'Etat, interrogée lundi dans le Journal du matin. "Les courbes de la prospérité ne montent jamais jusqu'au ciel et les retournements conjoncturels sont possibles", reconnaît Nuria Gorrite, interrogée sur les importantes annonces de suppressions d'emploi, chez Sicpa, Thermo Fisher ou Bombardier, auxquelles le canton a notamment été confronté ces dernières semaines.

"On n'est pas dans une courbe d'inflexion, et l'on ne veut pas revenir aux programmes d'austérité très lourds des années 90", assure Nuria Gorrite, qui souligne que la priorité du canton est de "renforcer la chaîne économique" car la prospérité passe par "l'hétérogénéité économique".