Modifié le 23 février 2017 à 09:28

La régularisation des sans-papiers à Genève divise dans le canton de Vaud

La Suisse compte quelque 76'000 sans-papiers (image d'illustration).
Le projet de régularisation des sans-papiers à Genève séduit dans le canton de Vaud Le Journal du matin / 1 min. / le 23 février 2017
Le projet genevois de régularisation des sans-papiers divise le monde politique vaudois. Alors que certains à gauche souhaitent s'en inspirer directement, d'autres dénoncent une incitation à l’illégalité.

Le projet Papyrus à Genève, visant à régulariser la situation de milliers de sans-papiers sous certaines conditions strictes, fait des émules dans le monde politique vaudois.

Les socialistes, les Verts et la gauche de la gauche se disent globalement en faveur d'une telle solution. La gauche radicale (POP et SolidaritéS) déposera d'ailleurs une résolution au Grand Conseil mardi prochain pour demander la mise sur pieds d'un projet analogue.

Division au PLR

La formule proposée séduit, dans une moindre mesure, certains élus de droite. Pour une figure du PLR "c'est comme l'amnistie fiscale... au bout d'un moment, il faut tirer un trait". Un avis que partagent quelques-uns de ses collègues de parti qui soulignent toutefois l'importance de règles très strictes et la nécessité d'une grande fermeté avec les nouveaux sans-papiers.

Alors que le parti abordera la question lors de sa prochaine séance de groupe, un soutien à une résolution de gauche semble difficile au vu du contexte pré-électoral. D'autant plus que plusieurs libéraux-radicaux s'opposent à ces régularisations, solution qualifiée de véritable boîte de Pandore. Une position plus proche de celle de l’UDC, farouchement opposé à ce genre de proposition. "Ce genre de solution est un encouragement inacceptable à bafouer les règles en vigueur" conclut un député de l’union démocratique du centre.

Michael Peuker/hend

Publié le 23 février 2017 à 09:25 - Modifié le 23 février 2017 à 09:28