Modifié le 15 février 2017

Perquisition chez un député vaudois hébergeant un réfugié afghan

Elu PDC, Manuel Donzé dénonce un "délit de solidarité".
Après avoir été perquisitionné, Manuel Donzé dit son indignation Le Journal du matin / 1 min. / le 15 février 2017
La police cantonale vaudoise a perquisitionné mardi matin le domicile de Manuel Donzé. Le député PDC au Grand Conseil accueille chez lui un réfugié afghan que les autorités souhaitent expulser.

Manuel Donzé a officiellement annoncé la présence à son domicile de ce réfugié afghan - qui souhaite déposer une demande d'asile en Suisse - en écrivant lui-même au Service de la population.

La perquisition effectuée par la police chez lui visait à "intercepter" cet homme pour le renvoyer "en vertu des accords iniques de Dublin", indique un communiqué du Collectif R, qui soutient les migrants et dont fait partie Manuel Donzé.

"Acte politique"

"C'est scandaleux!" s'est offusqué le député qui dénonce une "pratique intolérable", relate mardi 24 heures. Pour Manuel Donzé, il s'agit d'un acte politique d'intimidation, alors que le Grand Conseil vaudois débute ses discussions concernant la loi sur les étrangers.

Le conseiller d'Etat en charge de l'asile, Philippe Leuba, a réfuté ces accusations sur les ondes de LFM en parlant d'"équité pour tout le monde devant la loi".

La cheffe du Département des institutions et de la sécurité, Béatrice Métraux, a quant à elle assuré qu'elle n'était pas au courant avant la perquisition.

rens

Publié le 14 février 2017 - Modifié le 15 février 2017

Trois autres perquisitions en septembre 2016

Trois autres élus lausannois, le popiste David Payot, la Verte Léonore Porchet et le secrétaire de Solidarités Pierre Conscience, eux aussi parrains du Collectif R, avaient subi une perquisition de la police à leur domicile en automne dernier.

Ils avaient par la suite lancé un appel à l'hébergement illégal de migrants, dénonçant les accords "inhumains" de Dublin.