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Bars et clubs lausannois vont adopter une charte contre le harcèlement

Les labels créés à Genève et Lausanne veulent promouvoir une vie nocturne égalitaire. [Keystone - Jean-Christophe Bott]
En cas de harcèlement, la personne qui aura été exclue du club sera dénoncée à la police. - [Keystone - Jean-Christophe Bott]
Le milieu de la nuit lausannois se mobilise face au harcèlement. Sous l'impulsion de GastroLausanne, bars et clubs adopteront d'ici le printemps une charte "LabelNuit" pour assurer une soirée festive à leur clientèle féminine.

"Nous allons constituer un groupe de travail dès janvier", explique Thierry Wegmüller, président de GastroLausanne et patron du D! Club vendredi dans 24 Heures.  "Il sera composé des acteurs classiques, comme les responsables des clubs ou la police, la Ville de Lausanne, de même que certaines associations, mais il comprendra aussi des femmes", précise-t-il.

Les mesures prises contre le harcèlement? "Réaffirmer que nous ne tolérons aucun harcèlement physique ou moral. Les agents de sécurité seront mieux formés à cette problématique. Ils seront à disposition de la clientèle pour tout problème", détaille Thierry Wegmüller.

Dénonciations à la police

"En cas de harcèlement, la personne qui aura été exclue du club sera dénoncée à la police et signalée aux autres clubs. Détail important: ce ne sera pas aux agents de sécurité d'apprécier s'il y a eu harcèlement ou pas. Les personnes qui s'en estimeront victimes seront vraiment écoutées. C'est fondamental", note encore le patron du D! Club.

Lundi, la Ville de Lausanne a présenté les résultats d'un sondage non exhaustif sur le harcèlement de rue. Il a révélé que 72% des femmes de 16 à 25 ans disent avoir été confrontées au moins une fois cette année à des sifflements, des insultes ou des attouchements, dans la rue et dans les bars, restaurants et discothèques.

>> Lire : Lausanne veut agir contre le phénomène du harcèlement de rue

ats/kg

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