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Le mildiou provoque d'importantes pertes dans les vignes de Lavaux

Le mildiou peut ruiner les vignes romandes [RTS]
Le mildiou peut ruiner les vignes romandes / 19h30 / 2 min. / le 31 août 2016
Alors que mercredi est le dernier jour autorisé pour les traitements de la vigne, la RTS fait le point sur la virulente attaque de mildiou qui s'est abattue en Lavaux (VD) en juin et qui a causé d'importantes pertes.

Alors que l'ensemble de la Suisse a été touchée par le mildiou, c'est à Chardonne (VD) que le parasite a provoqué le plus de dégâts. Selon les professionnels questionnés, ce serait même la pire attaque depuis 1951: "Sur certains parchets, on observe jusqu’à 95% de pertes", indique Jean-Paul Forestier, vigneron à Chardonne.

Au total, 55 hectares de vignes ont été traités par hélicoptère. Sur cette surface, Jean-Paul Forestier estime à plus d'un million de francs les pertes de raisin dues au mildiou.

Un parasite sournois qui profite de la pluie

Sournois, ce parasite est difficile à traquer: "Sur une même parcelle de vigne, traitée le même jour, avec les mêmes produits, il est possible d'observer à la fois des zones intactes et, quelques mètres plus loin, des zones comprenant des dégâts importants", rapporte Gérald Vallélian, du domaine des Faverges à Saint-Saphorin.

L'ampleur de cette invasion est surtout due aux pluies printanières incessantes qui ont fait le lit du mildiou, explique Jean-Philippe Burdet, professeur à l'Ecole de viticulture et d’oenologie de Changins.

Traitement bio expérimental

Les viticulteurs évoquent également un facteur de malchance: "Tous les hélicoptères de Lavaux ont décidé (cette année) de ne plus utiliser de produits chimiques de synthèse. Ce n'était pas l’année idéale pour expérimenter ça", regrette Gérald Vallélian.

Son collègue de Chardonne Jean-Paul Forestier appuie: "Les conseils n’ont pas été suffisants (...) On a peut-être fait trop confiance à certaines personnes."

A noter que, contrairement à la grêle, il n’existe aucune assurance contre les attaques du mildiou.

>> Plus d'informations dans le 19h30 sur RTS Un mercredi.

Guy-Olivier Chappuis/hend

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