Modifié le 20 juillet 2016 à 09:05

Nouvelle politique en matière de plagiat à l'Université de Lausanne

Les universités se préoccupent toujours plus du phénomène du plagiat.
Nouvelle politique en matière de plagiat à l'Université de Lausanne Le Journal du matin / 1 min. / le 20 juillet 2016
L'Université de Lausanne se dote à son tour d'une nouvelle politique en matière de plagiat avec un règlement, un logiciel de détection et un module de formation. Mais la haute école ne veut pas de chasse aux sorcières.

Après les affaires qui ont secoué ces dernières années l'Université de Neuchâtel, entre autres, la lutte contre les tricheurs est devenue une priorité. Neuchâtel ou Genève, notamment, ont pris le problème à bras le corps.

A Lausanne, il s'agit surtout de mieux appréhender le phénomène et de responsabiliser les étudiants. Deux à cinq cas graves de plagiat y sont dénombrés annuellement, un chiffre stable qui ne va pas forcément diminuer avec cette nouvelle politique de lutte contre la fraude.

Former plutôt que sanctionner

"Contrairement à d'autres universités qui, par exemple, essaient de chiffrer de manière un peu alarmiste le nombre de tricheurs, ce qui est une stratégie de communication qui porte ses fruits, notre principal souci est de pouvoir former les étudiants et de pouvoir les sanctionner en cas de problème" explique Jérôme Jacquin, président de la commission de l'enseignement de l'Université de Lausanne.

Ce dernier précise que l'espoir est de ne pas avoir besoin d'appliquer ces règlements.

L'intention trop difficile à appréhender

Avant Lausanne, d'autres universités se sont déjà dotées de directives sur le plagiat, mais chacune a sa propre philosophie sur la question. En matière de sanction notamment, Lausanne a décidé de ne pas prendre en compte l'intention du tricheur.

"Certains règlements dans d'autres universités utilisent l'intention. C'est plus grave si le plagiat est intentionnel, c'est moins grave si le plagiat est dit par négligence ou non-intentionnel", constate Jérôme Jacquin. "Nous, on a décidé que c'était trop compliqué à gérer (…), donc on a remplacé ça par des critères davantage formels comme la présence ou pas de la référence dans la bibliographie et la répétition de la faute dans un même travail. Et encore aussi les cas de récidive, ce qui était une nouveauté de ce règlement."

Et pour détecter les fraudeurs, l'UNIL s'est équipée d'un logiciel. Mais c'est l'enseignant qui restera le premier rempart contre le plagiat.

Tania Barril/oang

Publié le 20 juillet 2016 à 07:03 - Modifié le 20 juillet 2016 à 09:05