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Claude-Alain Voiblet a quitté le groupe UDC au Grand Conseil vaudois

Claude-Alain Voiblet. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Claude-Alain Voiblet. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
L'UDC vaudoise se prononce jeudi soir sur le recours de Claude-Alain Voiblet sur sa possible exclusion du parti cantonal. Mais il a d'ores et déjà démissionné du groupe UDC au Grand Conseil, a appris la RTS.

Claude-Alain Voiblet a envoyé un courrier officiel au secrétariat du Grand Conseil la veille du week-end de Pâques. Il ne fait donc officiellement plus parti du groupe UDC au Parlement vaudois, a indiqué le secrétaire général de l'UDC Vaud, Kevin Grangier. Il a en outre démissionné de toutes les commissions permanentes auxquelles il appartenait.

Cette situation est quelque peu ubuesque, puisqu'il est toujours vice-président de l'UDC suisse et siège désormais sous une casquette d'indépendant. Son parti a été pris de court, informé indirectement par le secrétariat du Grand Conseil. La démission est elle passée inaperçue. Rien n'obligeait pourtant Claude-Alain Voiblet à prendre cette décision, d'autant plus qu'il a fait recours contre son exclusion.

Son parti lui reproche d'avoir collé ses propres affiches sur celles d'autres candidats UDC lors des dernières élections fédérales. Menacé d'exclusion, le député et président de la section lausannoise de l'UDC a fait recours de la sanction. Les délégués se prononcent jeudi soir lors d'une réunion du parti en congrès.

Mandats électifs conservés

Claude-Alain Voiblet déclare avoir pris ses responsabilités: "J'ai compris le message des dirigeants du parti..." Il n'est toutefois pas question pour lui d'abandonner ses mandats électifs. Il entend mener ceux-ci à terme et n'exclut pas de se représenter, mais pas sous la bannière UDC si son parti l'exclut.

L'élu vaudois ne le cache pas, il veut rester membre de sa famille politique. Il s’en remet donc à la base du parti dans l’espoir d’être sauvé, mais il ne se fait pas d'illusions et le dit lui-même: si ses ennemis étaient déjà légion, ils sont encore plus nombreux aujourd'hui.

Contactés par la RTS, plusieurs membres de la direction du parti ne donnent pas cher de sa peau, mais les délégués ne suivent pas toujours leurs dirigeants. Le vote final pourrait être plus serré qu'on ne l'imagine.

Michael Peuker/lgr

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