Modifié

La fondatrice de la Marche Blanche Christine Bussat quitte le PBD

Christine Bussat s'était présentée aux élections fédérales 2015 sous la bannière du PBD Vaud. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
La fondatrice de la Marche Blanche Christine Bussat quitte le PBD / Forum / 7 min. / le 16 février 2016
Figure du PBD en Suisse romande, Christine Bussat démissionne du Parti bourgeois démocratique avec effet immédiat. La fondatrice de l'association Marche Blanche en Suisse l'a annoncé mardi à la RTS.

Cette décision fait suite à la publication par le président du PBD Martin Landolt, lundi sur Twitter, d'une affiche présentant une croix gammée et comparant l'initiative de mise en oeuvre de l'UDC aux méthodes du régime nazi et de l'Apartheid.

"C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a expliqué à la RTS Christine Bussat. Celle qui soutient l'initiative se dit "choquée" en tant que "petite-fille de juifs qui ont vécu pendant la Seconde Guerre mondiale".

Manque de soutien

Autre raison qui pousse Christine Bussat à quitter le PBD: des divergences de fond sur plusieurs objets de votation, dont l’initiative de mise en œuvre qu’elle défend contre l’avis de son parti. Elle souligne aussi un manque de soutien de la part de sa formation. "Je ne suis plus à l'aise" avec le PBD, résume la Vaudoise. "On fait tous des erreurs et j'en ai fait une", conclut-elle.

Invitée dans l'émission Forum, Christine Bussat a encore précisé qu'elle ne comptait pas rejoindre une autre formation politique "pour l'année, ou les deux ans à venir". "Je ne quitte pas la politique, mais mon parti (...) J'aime débattre", a-t-elle poursuivi, tout en évoquant la possibilité d'amener ses compétences dans un autre parti sur les initiatives, les droits populaires et la démocratie directe.

Pietro Bugnon/oang

Publié Modifié

Moins de deux ans au PBD

Christine Bussat s'était lancée en politique avec le PBD en août 2014, refusant de rejoindre les rangs de l'UDC.

Elle avait échoué dans sa tentative d'accéder au Conseil national lors des élections fédérales de l'automne dernier.

Pas de figure forte en Suisse romande pour le PBD

Si le président du PBD Martin Landolt regrette ce départ, il relativise toutefois les conséquences de cette démission. Même sans Christine Bussat, le Glaronnais croit toujours dans la progression de son parti en Suisse romande, notamment au niveau cantonal et communal.

Avec son départ, la fondatrice de l'association de la marche blanche laisse derrière elle un parti sans figure forte en Suisse romande. Sept ans après sa création, le PBD peine toujours à s'implanter de ce côté-ci de la Sarine.

Il s'agit par conséquent d'un nouveau coup dur au niveau national pour ce parti, contraint de naviguer sans Eveline Widmer-Schlumpf depuis décembre dernier.